Transport : les chauffeurs routiers appelés à la grève dès dimanche

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(Crédits : Francois Lenoir)
Les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier ont appelé à la grève à partir de dimanche soir 22h et pour une durée indéterminée afin de défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de "miettes" les mesures annoncées mardi par le Premier ministre.

Les deux syndicats sont par ailleurs mécontents d'une récente décision du Conseil d'État qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% aux heures supplémentaires des chauffeurs routiers et réclament "une réunion en urgence" au ministère des Transports, dans un communiqué commun.

"Ni le courrier reçu ce jour de Mme la ministre Elisabeth Borne, ni les explications du conseiller social du ministère, ne nous ont convaincu, bien au contraire!", écrivent les deux syndicats de concert dans leur communiqué.

"Nous sommes persuadés que depuis la décision du Conseil d'Etat le verrou des heures supplémentaires majorées a sauté pour le transport routier de marchandises", ajoutent-ils.

Le prétexte des "gilets jaunes" pour le gouvernement

Le ministère des Transports a immédiatement réagi : "les deux organisations syndicales concernées prennent un mauvais prétexte pour lancer un appel à une grève qui n'a aucune raison d'être", affirme-t-il dans un communiqué, alors que le gouvernement est englué dans le conflit des gilets jaunes.

Depuis le rendu de cette décision, la CGT estime qu'elle "risque d'avoir des répercussions négatives sur (le) pouvoir d'achat" des routiers. Lundi, elle avait appelé à des journées d'actions à partir du 14 décembre. Elle a donc accéléré son calendrier.

La décision du Conseil d'Etat, ramenant à 10% les majorations des heures supplémentaires des routiers, leur ferait "perdre entre 300 et 1.200 euros par mois", avait déclaré lundi à l'AFP Patrice Clos, secrétaire général de FO Transports et Logistique.

En début de semaine, le ministère avait affirmé à l'AFP que cette décision, datée du 28 novembre et annulant un décret du 17 novembre 2016, "n'aura aucune conséquence et ne change rien en pratique". "Elle était attendue pour des raisons juridiques et avait été parfaitement anticipée par le gouvernement", selon le ministère.

"Un article du projet de loi d'orientation des mobilités (article numéro 42), qui vient d'être présenté en Conseil des ministres, prévoit de sécuriser la primauté de l'accord de branche pour déterminer les taux de majoration des heures supplémentaires. Cela restera donc toujours l'accord de branche qui s'appliquera en la matière, aujourd'hui comme demain", a expliqué le ministère.

C'est ce qu'a confirmé la ministre dans un courrier aux organisations patronales et syndicales du secteur en date du 4 décembre.

Depuis le 20 novembre, FO transports, troisième organisation du secteur, soutient le mouvement des "gilets jaunes". Le syndicat n'avait alors pas exclu la possibilité d'appeler à la grève. Le secteur, qui regroupe les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds ou les déménageurs, compte quelque 700.000 salariés, selon FO.

La CFDT Route, premier syndicat du transport routier et de la logistique devant la CGT, avait elle décidé de ne pas appeler ses adhérents à rejoindre le mouvement, tout en exhortant le gouvernement à rétablir un "dialogue social normalisé".

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 05/12/2018 à 12:07 :
C'est une revendication des gilets jaunes de faire payer plus les vrais pollueurs ?
a écrit le 05/12/2018 à 10:17 :
Macron mettait le feu pendant ses meeting....maintenant au pouvoir il a mit le feu au pays
sans parler des relations internationales qui laissent à désirer a force de se croire supérieur a tous..et de donner des leçons....
ce gouvernement est pour bonne partie une sommes de crânes d'oeufs totalement incompétents......raison et résonnance......ne font t pas bon ménage avec la petite clique macronesque.,
Réponse de le 05/12/2018 à 11:22 :
"sans parler des relations internationales"

Et c'est bien cela le plus inquiétant étant donné que l'on ne voit et on ne verra jamais rien.

A qui les lrem vont ils nous vendre et pour combien ? Pour l'instant on appartient aux allemands mais si les chinois les payent plus... -_-
Réponse de le 05/12/2018 à 17:49 :
@curieux37

"Macron mettait le feu pendant ses meeting..."

Je me rappel surtout ses hurlements dans un micro, un vrai malade.

https://www.youtube.com/watch?v=k5gWh0vu5wE
a écrit le 05/12/2018 à 8:55 :
Une bonne initiative il est évident que les syndicats jouent leurs peaux là, ils ont démontré jusqu'à présent leur inefficacité à sauvegarder les intérêts du salarié, s'ils ne font rien en cette période c'est leur profonde inutilité qu'ils vont finir par démontrer.

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