Alors que François Bayrou se soumettra le 8 septembre à un vote de confiance de l'Assemblée nationale, Philippe Tabarot, l'actuel ministre des Transports, devra-t-il laisser sa place dans le cadre d'un remaniement ? Si ce scénario se confirme, un changement de ministre pourrait réinitialiser les négociations avec les transporteurs routiers de marchandises, alors que la rentrée s'annonce tendue pour le secteur. En cette reprise, l'Union des entreprises transport & logistique de France (Union TLF) tire d'ailleurs la sonnette d'alarme. « Le climat des affaires du transport de marchandises s'est de nouveau dégradé cet été. Il est retombé à 97,2 points en août, sous sa moyenne de long terme », alerte l'organisation patronale, qui représente l'ensemble des métiers de la chaîne du transport et de la logistique (soit plus de 200 000 salariés).
« Attention, danger ! La situation internationale et le contexte national imposent une responsabilité politique majeure. Les entreprises sont la clé de voûte de notre économie: ce sont elles qui créent la richesse et l'emploi. La compétitivité doit être la priorité absolue des prochaines semaines. C'est la condition sine qua non pour restaurer la souveraineté de notre pays », prévient Jean-Thomas Schmitt, président de l'Union TLF.