Vincent Hays, Flixbus : « Nous aimerions récupérer une part des certificats d’économie d’énergie »
César Armand
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Vincent Hays est directeur de Flixbus France depuis avril 2021.
Flixbus
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Vincent Hays est directeur de Flixbus France depuis avril 2021.
Flixbus
LA TRIBUNE : Le 6 août 2015, la loi dite Macron libéralisait le transport par autocar longue distance. Dix ans après, quel bilan en tirez-vous ?
VINCENT HAYS, directeur de Flixbus France : Il y a dix ans, quatre personnes dans un bureau minuscule ont créé un réseau, positionné des prix, avant de se faire connaître avec un business model innovant. Tant et si bien qu'elles ont pu démarrer dès le 3 septembre 2015 avec une première ligne Paris-Clermont, une ville qui avait besoin d'être désenclavée et pas seulement pour Michelin. Dès le début, nous nous sommes positionnés à la fois en complément et en opposition au train.
Désormais, nous détenons 65 % des parts du marché français, contre 34 % pour Blablacar Bus et 1 % pour des opérateurs locaux. Nous n'avons pas changé nos cartes maîtresses que sont notre plateforme tech et les cars qui restent la propriété d'entreprises locales. Tant et si bien que nous sommes les seuls survivants des cinq acteurs d'origine.
Comment l'expliquez-vous ?
Nous avons connu une forte croissance entre 2015 et 2019 en parallèle de quoi la SNCF a perdu son pari et a dû revendre, dès 2018, sa filiale Ouibus à Blablacar. Le duopole Flixbus-Ouibus s'est terminé en duopole Flixbus-Blablacar Bus, sept acteurs régionaux se partageant le 1 % restant.
Ajoutez à cela le Covid qui a été un casse-tête pas possible pour gérer le réseau international entre les différentes restrictions gouvernementales. Cela a été un coup dur pour tous les autocaristes. Heureusement, le tourisme est vite reparti en France, nous permettant d'atteindre la rentabilité dès 2022.
Quels résultats affichez-vous aujourd'hui ?
Nous ne communiquons pas notre chiffre d'affaires français.
Pourquoi ?
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C'est un choix du groupe. Rien n'est simple. Un trajet Paris-Milan, faut-il l'inclure sur les résultats français ou italiens ? Même en interne, ce n'est pas un outil que nous utilisons. Je peux juste vous dire que le groupe a généré plus de 2 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2024, avec plus de 90 millions de passagers transportés.
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César Armand
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