SNCF : les jours de grève ne seront pas payés prévient Guillaume Pépy

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Guillaume Pépy, président de la SNCF.
Guillaume Pépy, président de la SNCF. (Crédits : Benoit Tessier)
Les jours de grève ne seront pas rémunérés a affirmé mercredi le président de la SNCF Guillaume Pepy sur Europe 1, alors que le conflit au centre de maintenance de Châtillon se poursuit.

Pour Guillaume Pépy, c'est hors de propos. Non, a assuré le PDG de la SNCF ce mercredi, les jours de grève ne seront pas payés. "Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l'on paye les jours de grève", a plaidé le président de la SNCF, ce mercredi 30 octobre, sur Europe 1.

"On est au contact des grévistes, on parle reconnaissance du travail, travail du week-end, travail de nuit, mais il y a une revendication qu'il est impossible de satisfaire : c'est le paiement des jours de grève", a poursuivi Guillaume Pépy. "Il n'est pas légitime de payer les jours de grève, chacun le sait."

Le service est très perturbé sur l'axe reliant Paris à la Bretagne, aux Pays-de-la-Loire et au Sud-Ouest à la suite d'une grève déclenchée le 21 octobre au Technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine), spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains. La grève, suivie par quelque 200 personnes sur les 700 que compte le Technicentre, fait suite au projet de la direction de dénoncer un accord local et de supprimer douze jours de repos supplémentaires par an prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end de ces salariés touchant des bas salaires. Le projet a été retiré mardi 22 octobre par la direction du TGV Atlantique.

Prime de 3.000 euros

Les grévistes réclament désormais un paiement des jours de grève, que la direction leur refuse, la garantie de ne pas faire l'objet de sanctions disciplinaires en raison de leur arrêt de travail et une "revalorisation", c'est-à-dire une prime de 3.000 euros. Le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari a exclu mardi tout paiement d'une prime et des jours de grève, lors des questions à l'Assemblée nationale.

Ce "mouvement social est aujourd'hui sans objet dans la mesure où le projet de réorganisation qui était demandé a été retiré par la direction régionale. Dès lors, la demande de prime pour reprendre le travail paraît a minima hors sujet, en tout cas injustifiée", avait-il indiqué.

"Concernant la demande de paiement des jours de grève il n'y a de la même façon aucune raison d'y donner suite, c'est ce que nous a dit la SNCF et c'est la position du gouvernement", avait-il conclu.

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Commentaires
a écrit le 03/11/2019 à 20:20 :
S'est un minimum , îls n'est pas question de payer les jours dè greve, et encore moins la prime dè 3000 euros...
Îls faut arreter d'accepter la prise en otage du pays ...
Si le service publique ne leure convient pas, ils peuvent aller voir dàns le privé ...
a écrit le 31/10/2019 à 11:41 :
il faut démanteler la SNCF ; attribuer la gestion du réseau à des concessionnaires privés , et l'exploitation à des opérateurs différents suivant les activités ( lignes voyageurs à grande vitesse, lignes voyageurs régionales , lignes trains touristiques , lignes spécifiques fret trans européennes et lignes fret régionales ) , exploitation des gares par concessionnaires spécifiques pouvant intégrer d'autres activités de service (commerces ,hôtellerie ,restauration , location véhicule , taxis ...)
une vraie révolution économique et écologique dans un domaine vital pour les mobilités privées et professionnelles .
un préalable cependant , faire tomber la citadelle syndicale qui précipite la SNCF actuelle vers le même sort que la SNCM de triste mémoire .
a écrit le 31/10/2019 à 9:43 :
En montant en 2021 dans le wagon concurrent de la sncf je ferais un doigt d'honneur en direction des cheminots sncf et champagne lorsque que la sncf sera en déroute et en faillite face à la concurrence de nouvelle compagnie ferroviaire en 2021. QUE DU BONHEUR VIVEMENT 2021
a écrit le 31/10/2019 à 9:38 :
Cette décision paraît presque logique, car l'on doit payer les heures supplémentaires des Policiers (les Gendarme?) En jargon, c'est ce que l'on nomme les vases communicants.
a écrit le 30/10/2019 à 21:31 :
Les postures a l'image du président de la sncf me semble tout a fait travaillées !!!
Bel exercice de com, mais la personnification d'une entreprise dite publique devant un message martelé par toute la presse française dénote d'une problématique sociétale en dehors de l'affaire en jeu.

Mais bon, c'est ainsi ! Au seigneur guide nous ! ah ah ah ah
Réponse de le 30/10/2019 à 23:50 :
Voila une analyse limpide sans concession : Pépy ou l'art du pur exercice de com surfait ces derniers jours d'exercice dans la fonction !
a écrit le 30/10/2019 à 21:08 :
Non seulement Guillaume Pépy aurait du être viré depuis longtemps mais également mis en examen pour les morts de Brétigny et du TGV en essai dans l'Est.
a écrit le 30/10/2019 à 20:19 :
Je trouve que c'est une bonne idée que tout le monde puisse, quand ça l'arrange et à sa convenance, se faire une petite grève de la durée de son choix. Le tout avec paiement du salaire et une prime de 3000 euros en plus lorsqu'il souhaite revenir au travail. Cela me semble en effet un droit essentiel pour la classe ouvrière.
a écrit le 30/10/2019 à 18:46 :
Et ils vont étaler les retenues sur combien de mois encore une fois pour qu'elles soient pratiquement indolores, ce qui les privera encore une fois de portée ?
a écrit le 30/10/2019 à 17:43 :
un peu excessif de vouloir se faire payer ses jours de grèves après avoir obtenus satisfaction
Réponse de le 30/10/2019 à 22:29 :
C'est un dédommagement de guerre.

Le patron de la SNCF a obligé les salariés à se mettre en gréve pour obtenir des conditions de travail meilleures, les salariés estiment que leurs jours de gréves devraient leur être payés.

Si Pepy (et le gouvernement) était pragmatique il accèderait à leur demande.
Chaque jour de gréve supplémentaire coute à l'entreprise 100 x le coût des salaires.

Quand on n'est pas foutu d'avoir un dialogue correct avec ses salariés, on le paye toujours à un moment. Les cheminots n'ont toujours pas digéré la réforme qui leur a été imposée et encore moins la campagne de calomnie gouvernementale qui l'a accompagnée.
a écrit le 30/10/2019 à 17:23 :
Voilà des paroles qui vont attisée le mécontentement, des hésitations, des sabotages mais qui ne régleront pas le problème! Les cheminots vont être viré, ils n'ont donc rien a perdre!
a écrit le 30/10/2019 à 14:50 :
Quand on fait grève, on doit l'assumer. C'est la même chose pour la retraite, quand on a droit au régime que la caisse de retraite peut payer. Ce n'est pas aux contribuables de combler le déficit de 4 milliards par an de la caisse de retraite de la SNCF. Comme disait Antoine de St Exupéry, être homme c'est être responsable.
Réponse de le 30/10/2019 à 22:37 :
Les effectif de la SNCF ont été réduits de 50% ces 30 dernières années, comment voulez vous que le régime soit équilibré?

C'est comme si l'on demandait à la poignée de mineurs de fond qui reste en France de payer sur leurs cotisation salariales, les retraites des quelques 50 000 mineurs retraités et ayant droits encore en vie.
Réponse de le 31/10/2019 à 0:41 :
@ Idiot: On ne peut vivre qu'avec ce qu'on a, avec ce qu'on produit, pas avec les biens du voisin surtout quand il s'agit de financer un système de privilégiés. Cela dépasse la solidarité. Il faut justement ne pas nous, les contribuables pour des idiots.
a écrit le 30/10/2019 à 12:39 :
50 milliards de dettes, service public nul, et certains demandent la lune? Redescendez sur terre!
Réponse de le 30/10/2019 à 13:11 :
Malheureusement depuis longtemps en France, le service privé doit renflouer l'entreprise publique...
Réponse de le 30/10/2019 à 14:38 :
" certains demandent la lune"

Oui, et d'autre l'obtienne tout les mois cette lune ,c'est ca qui a coulé la SNCF au fil des ans ,la multiplication de ces cadres parasitaires au détriment du personnel de terrain.

La dette de la SNCF s'élève aujourd'hui à 42 milliards d'euros... et pourrait atteindre les 63 milliards en 2026. Cela n'empêche pas l'entreprise ferroviaire de payer grassement ses cadres dirigeants. Sur les six premiers mois de 2017, la discrète ministre des Armées, Florence Parly, a en effet reçu pas moins de 52.569 euros net mensuels, soit 315.418 euros, de la part de l'entreprise publique, dont elle était directrice générale chargée de SNCF Voyageurs, la branche dédiée aux trajets de longue distance. L'équivalent de 35 Smic.
a écrit le 30/10/2019 à 12:35 :
manquerait plus que ca!
a écrit le 30/10/2019 à 11:40 :
Les grèves surprises qui prennent les gens en otages ne peuvent pas être payées !

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