Rosaly, Stairwage, NessPay, Spayr…, ces startups qui facilitent les acomptes sur salaire
Flavie Camilotto et Maxime Heuzé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Flavie Camilotto et Maxime Heuzé
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Après la vidéo à la demande, la nourriture à la demande, voilà le salaire à la demande. C'est en tout cas ce que veulent instaurer les nombreuses startups françaises comme Stairwage, NessPay ou encore Spayr, en se positionnant sur le créneau de l'acompte sur salaire. Un marché prometteur comme en témoigne la levée de fonds de 10 millions d'euros annoncée la semaine dernière par Rosaly, l'un des leaders de ce type de services dans l'Hexagone.
Pourtant, l'acompte sur salaire n'est pas un concept nouveau. Ce versement du salaire correspondant aux heures déjà travaillées avant la fin du mois est défini dans l'article L3242-1 du Code du travail : « Un acompte correspondant, pour une quinzaine, à la moitié de la rémunération mensuelle, est versé au salarié qui en fait la demande ». Un droit des travailleurs qui n'est pas toujours respecté dans la pratique. Un sondage Pool&Roll réalisé en mai 2021 pour Rosaly a révélé qu'un salarié sur quatre a eu recours à un acompte sur salaire au cours de l'année 2021 mais que 12,5% des demandeurs avaient été recalés.
« Les entreprises ont beaucoup de mal à gérer les acomptes sur salaire. C'est un processus long car le collaborateur doit faire une demande aux ressources humaines qui doivent ensuite rassembler et traiter les demandes parfois très nombreuses. Tout ça amène à un délai de traitement très long pour les salariés [qui ont parfois besoin d'argent rapidement] », explique Gary Abouaf, fondateur de NessPay. Un manque de temps et de moyens techniques qui expliquent aujourd'hui le faible engouement autour des acomptes sur salaire dans les entreprises.
C'est dans ce contexte que des entrepreneurs français ont décidé de développer des technologies « permettant un salaire à la demande », explique Arbia Smiti, fondatrice et directrice générale de Rosaly.
Contre un forfait payé par l'entreprise cliente, entre 1 et 5 euros par mois et par employé, ces intermédiaires, qui doivent synchroniser leurs logiciels avec ceux de gestion de paie de leurs clients, proposent aux salariés qui le souhaitent de leur verser un ou plusieurs acomptes à tout moment, via un simple clic sur une application. Tout au long du mois, les utilisateurs peuvent voir leur cagnotte - représentant les heures déjà travaillées - augmenter et décider de se faire payer.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Flavie Camilotto et Maxime Heuzé