La gestion du transmanche épinglée
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Le rapport annuel de la Cour des comptes s'apprête à épingler la gestion 2001-2006 de la ligne transmanche Dieppe-Newhaven (263.000 passagers, 45.000 camions, 83.000 voitures en 2008) par le conseil général de la Seine-Maritime. Selon un proche conseiller de Didier Marie, président PS du département depuis 2004, le rapport pointe « l'inadaptation d'une structure publique pour gérer une telle activité » à la fois commerciale et maritime.
En 2001, à la suite du désengagement de P&O Stena Line, le département (alors dirigé par la droite) décide d'exploiter en direct cette liaison et d'acheter le port privé anglais de Newhaven. Il le fait travers une société d'économie mixte française (80 % conseil général) qui rachète Newhaven Port and Properties (NPP), la société propriétaire des infrastructures portuaires. Un montage critiqué par la cour.
activité peu profitable
Depuis 2004, la nouvelle majorité cherche donc, sans succès, à vendre « son » port anglais. Elle a tourné la page de la gestion directe de la ligne, en accordant une délégation de service public en 2007 (pour huit ans) à Louis Dreyfus Armateurs. LDA reçoit une subvention annuelle de la collectivité (13,9 millions d'euros en 2009). Afin de « pérenniser » son activité dieppoise peu profitable, LDA a décidé d'augmenter la productivité des navires en se déployant ? hors de toute intervention publique ? sur Dieppe-Douvres et Boulogne-Douvres. Les navires étant la propriété du conseil général de Seine-Maritime, l'armateur verse « au prix du marché » une location à la collectivité. Claire Garnier, à Rouen
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