Internet, le meilleur ami de Pierre CorthaY

 |   |  272  mots
(Crédits : AFP)
Faire de son nom une griffe internationale, Pierre Corthay s'y est essayé.

En 2003, cet artisan bottier spécialisé dans la chaussure sur-mesure décide de donner une nouvelle dimension à sa Maison. Il crée sa propre manufacture de prêt-à-porter, ouvre quatre boutiques et part à la conquête du monde via des accords de distribution. États-Unis, Japon, Hong-Kong, etc., ses chaussures élaborés par douze artisans chaussent une clientèle amoureuse des belles choses. Seulement voilà, Pierre Corthay est seul ou presque pour développer son affaire.

Lorsque la crise économique s'abat sur la planète fin 2008, sa trésorerie ne lui permet pas de faire face. « L'univers du luxe, c'est bien sûr de la création, des produits exceptionnels, une distribution maîtrisée, un contrôle sans faille de la supply chain et un business plan. Comme de nombreux artisans, Pierre Corthay n'a pas pu tout faire », constate Xavier de Royere. A 41 ans, cet ex-LVMH, rompu aux techniques de management des marques de luxe, a réuni autour de la griffe un groupe d'actionnaires internationaux pour relancer la maison. « Plus que des investisseurs, ce sont des gens basés dans le monde entier qui ont été convaincu par l'histoire et le passé de Corthay », précise-t-il. Pour relancer et accroître la visibilité de la griffe, outre l'ouverture de boutiques en propre dans quelques villes phares, dont Londres, incontournable carrefour du luxe, la nouvelle équipe dirigeante entend bien s'appuyer sur la force d'Internet. À travers bien sûr un site vitrine, mais aussi via les réseaux sociaux. « Plus on est petit, plus on utilise Internet pour cibler les actions et apporter du contenu sur la marque », souligne Xavier de Royere.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/10/2013 à 22:07 :
bravo d;un ancien de la maroquinerie 46 ans de métier

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :