"Nous n'améliorerons pas notre résilience économique sans mener à bien la révolution énergétique"

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(Crédits : DR)
OPINION. L'impact sans précédent des mesures de lutte contre le COVID n'a pas épargné le paysage énergétique français. Dans ce domaine comme dans bien d'autres, nous prenons conscience de la nécessité de construire un modèle d'une plus grande résilience tirant plein profit des énergies renouvelables locales et décentralisées. C'est en achevant la révolution énergétique que nous revitaliserons nos territoires, et relèverons les défis sanitaires, climatiques et d'autonomie qui se dressent devant nous. Par Arnaud Mine, Président et co-fondateur d'Urbasolar, ancien Vice-Président et co-fondateur du Syndicat des Energies Renouvelables

Nous avons les moyens d'avancer sur une dynamique positive, mais il est urgent d'achever la révolution complète des pratiques qui est en cours dans le domaine électrique. Au premier chef, notre capacité à penser en même temps local et global sera une condition sine-qua-non pour développer un modèle davantage résilient.

Les énergies renouvelables ont fait la preuve de leur résistance

D'un point de vue local, il est impératif de s'appuyer sur un système électrique décentralisé capable de transférer un maximum de valeur ajoutée vers nos territoires. Cette dynamique s'inscrit dans une logique d'économie circulaire. C'est un domaine dans lequel le solaire, par ses spécificités, a un grand rôle à jouer. Car il n'y a pas d'économie sans énergie, et il n'y aura pas d'économie circulaire véritablement résiliente sans énergie locale et décentralisée, c'est-à-dire une énergie qui ne soit pas dépendante d'infrastructures de production lointaines basées sur des technologies dépendantes d'une forte présence physique de spécialistes rares, et par ailleurs soumises à des flux de ressources externes comme le gaz, l'uranium ou le pétrole.

C'est pourquoi dès les premiers jours de confinement, nous avons dû nous interroger sur la capacité des producteurs d'électricité de continuer à faire fonctionner efficacement leurs centrales dans le cadre des contraintes sanitaires. Avec ce constat majeur: les infrastructures énergétiques sont d'autant plus résistantes aux épisodes de confinement qui peuvent advenir qu'elles sont peu gourmandes en intervention humaine et que les principes du télétravail et de la télégestion peuvent s'appliquer.

De ce point de vue,...

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a écrit le 28/05/2020 à 10:52 :
Ben voyons : un maximum d'agents dispersés, de règlements et de normes localisées, doublés d'une multiplication d'emplois publiques et d'expertises dignes d'une transaction immobilière ! Tout ça pour des coûts hallucinants.
Quant à la mise en oeuvre, il suffit de voir la difficulté pour trouver un artisan compétent et disponible à un prix raisonnable.
Sans oubler que, normes aidant, il faudra acheter local donc indisponible et hors de prix (voir la fibre !).
A terme, cette "résilience" écologique c'est la paix des cimetières. Une idéologie rétrograde et clochemerlesque que même Rousseau aurait trouvé spécieuse.
a écrit le 27/05/2020 à 17:49 :
Le photovoltaïque a un gros défaut, ce sont toutes les contraintes administratives. Pour une installation en autoconsommation avec stockage et vente du surplus, c'est le parcours du combattant.
Personnellement, j'ai renoncé. Je continue avec le nucléaire d'EDF.
a écrit le 27/05/2020 à 17:30 :
Déjà faire comme les anciens en Vendée comme en sarthe, aucune maison organisée est ouest, une facade plein sud pas d'étage. Les gens avec leurs maisons basses toîts en tuiles bien orientées arrivaient à chauffer tout l'hiver avec 200l de mazout ou 400 kg de charbon. J'ai vu souvent fin mars cuisinière à l'arrêt,
C'est le rôle des architectes d'optimiser le rendement solaire d'un pavillon.
En Sarthe ils ont été plus loin, pas une fenêtre à l'arrière, le toît au nord finit en pente douce jusqu'au sol.
Les passoires énergétiques c'est 1930/1980 , à passer au bulldozer, du neuf mais à l'ancienne, c'est plus joli, une maison de plain pied c'est que du bonheur! et ça prend bien plus de valeur.
Pour le reste il éxiste plein de choses à optimiser, chaudières à cogénération, moteurs de voitures plus performants comme celui de la Mazda, pc moins énergivores.
Quand il y 10 ans je suis passé d'un pc classique à un itx sans ventilateur écran plat je suis passé de 450watts à 50 pour le même résultat.
Le pc payé dans l'année puis la fin des autoroutes, que des nationales, 110 km/h, des entrées des sorties partout comme en Bretagne, donc moins de passages en agglomération, moins de km en plus pour rejoindre la 4 voies, on va bien dans le sens de l'écologie.
En bord de mer juillet août tout est fait pour qu'il soit impossible de circuler en voiture, des taxes automatiques si on bouge de son lieu de résidence, des sens uniques à la mode Ikéa etc
Réponse de le 28/05/2020 à 10:56 :
Les caves c'est encore mieux, car le sol conserve la chaleur.
En plus, si on creuse dans le calcaire c'est plus naturel. Nos ancètres des cavernes faisaient déjà comme ça.
La sagesse des anciens, c'est notre patrimoine, il faut la sauver.
a écrit le 27/05/2020 à 16:11 :
En parlant de relocalisations, je vous laisse deviner d'où vient la grande majorité des panneaux PV...
Les éoliennes sont par contre majoritairement construites en Europe.

https://www.pv-tech.org/editors-blog/top-10-solar-module-suppliers-in-2018
Réponse de le 28/05/2020 à 11:01 :
"Les éoliennes sont par contre majoritairement construites en Europe."
Alors c'est qu'elles sont non rentables et subventionnées avec nos taxes/impots.
L'écologie n'est qu'une astuce du capitalisme vert, en particulier français, pour survivre en produisant des produits non rentables et donc sans concurrence internationale tout en imposant sa consommation aux contribuables.
a écrit le 27/05/2020 à 13:23 :
Le photovoltaïque a un gros défaut, ce sont toutes les contraintes administratives. Pour une installation en autoconsommation avec stockage et vente du surplus, c'est le parcours du combattant.
Personnellement, j'ai renoncé. Je continue avec le nucléaire d'EDF.
a écrit le 27/05/2020 à 12:44 :
"Nous n'améliorerons pas notre résilience économique (locale) sans mener à bien la révolution énergétique" C'est inventer l'eau tiède.., que nos aïeuls utilisé déjà avec "les moyens du bord" mais redessiné par "un architecte d'intérieur"!
a écrit le 27/05/2020 à 11:11 :
Le problème des énergies renouvelables c'est que la matière principale utilisée ne peut pas se faire spéculer en bourse, de ce fait nos dragons célestes préféreront toujours les usines à gaz dans lesquelles les prises de bénéfices sont bien plus importantes permettant d'en ajouter ad vitam aeternam.

Spéculer c'est polluer et ce sont les spéculateurs qui détiennent le monde.

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