L’Hérault du jour mis en redressement judiciaire
Idelette Fritsch
Idelette Fritsch
L'information est tombée sur le site de La Marseillaise jeudi 13 novembre. La société SA Seilpca, éditrice de La Marseillaise et de L'Hérault du jour, est placée, le 14 novembre, en cessation de paiement avec demande de redressement judiciaire.
Après un exercice à l'équilibre en 2013, le journal de sensibilité de gauche, qui emploie 210 salariés dans le Grand Sud, a accumulé depuis janvier 2014 1,5 M € de perte qui s'ajoute à un déficit cumulé de 2 M €. Le quotidien "fortement touché par la chute de ses revenus publicitaires" sans être adossé à la puissance financière d'un grand groupe, lance une souscription pour préserver la continuité de son titre (ici).
En Languedoc-Roussillon, où 30 salariés sont répartis sur cinq agences (Montpellier, Béziers, Sète, Nîmes et Alès), les manifestations de sympathie à L'Hérault du jour se multiplient.
Les 210 salariés de l'entreprise de presse fondée le 1er décembre 1943 pendant la Seconde Guerre mondiale, pour soutenir la Résistance communiste, vont maintenant tout mettre en œuvre pour pérenniser leurs titres La Marseillaise et L'Hérault du jour.
Annie Menras le rappelle aux lecteurs qui voudraient aider L'Hérault du Jour et La Marseillaise : "Nous acheter, c'est la 1e façon de nous aider !"
Idelette Fritsch (avec Laurence Bottero)
Idelette Fritsch
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