Fondé clandestinement pendant la Résistance, en 1943, le journal La Marseillaise n'en finit pas de résister. Le quotidien régional essuie un nouvel épisode de mauvais temps : le 28 novembre 2016, il a obtenu son placement en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois.
Afin de mobiliser autour de son redressement économique, le quotidien organise une soirée de lancement du Comité de soutien languedocien à La Marseillaise le mardi 17 janvier prochain, au Club de la Presse de Montpellier (place du Nombre d'Or).
En effet, le quotidien régional avait déjà connu des difficultés. Placé en redressement judiciaire en novembre 2014, il avait été racheté en avril 2015 par les Éditions des Fédérés, dirigées par Pierre Dharréville, secrétaire départemental du Parti communiste des Bouches-du-Rhône.
Aujourd'hui, La Marseillaise compte 117 salariés (contre 213 avant le rachat), dont 57 journalistes. Le quotidien est diffusé dans six départements (Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Vaucluse, Hérault et Gard) à quelque 15 000 exemplaires (un chiffre non confirmé par la direction).
La nouvelle formule a généré une augmentation de 15 % des abonnements. Mais les recettes publicitaires sont en chute, et le journal a essuyé 1 M€ de pertes financières en 2015 et autant en 2016.
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La soirée du 17 janvier invite tous « ceux qui refusent la disparition de La Marseillaise, ceux qui sont attachés au pluralisme, ceux qui croient (encore) à la presse écrite, à la différence assumée, à la confrontation d'idées, à un journalisme engagé ».
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