Openairlines veut conquérir la Chine

Florine Galéron
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Rémi Benoit

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Rémi Benoit
Pour séduire les compagnies aériennes chinoises, Openairlines a déployé les grands moyens. En plus de traduire son logiciel en chinois, la startup toulousaine s'est rendue à trois reprises cette année dans les principales villes du pays (Pékin, Shanghai, Shenzhen etc.) accompagnée d'interprètes dans le cadre d'un programme d'accélération organisé par Business France
On comprend mieux l'enjeu pour la jeune société à l'origine d'un logiciel d'écoconduite pour les pilotes d'avions. Son fonctionnement est simple : après chaque vol, les compagnies récupèrent une carte mémoire à l'arrière de l'appareil où sont enregistrées toutes les données de vol. Le pilote a accès à une carte en 3D du trajet : l'itinéraire est bleu quand le pilote a bien maîtrisé sa conduite et vire au rouge quand il y a eu une erreur. Les compagnies aériennes ont de leur côté accès à une autre interface avec des données plus globales sur la conduite de l'ensemble des pilotes et des indications sur les causes de pertes de carburant : atterrissage trop brutal, détour au cours du trajet... Les résultats sont là : Transavia qui teste le dispositif depuis quatre ans estime avoir économisé 1 681 tonnes de carburant sur l'année 2016 et réduit son empreinte carbone de près de 6 000 tonnes de CO2.
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Pour commercialiser son logiciel à l'étranger, la startup a ouvert des filiales à Hong-Kong, Dubaï et depuis cet été à Miami sur la côte Est des États-Unis. À ce jour, 25 compagnies aériennes dans une quinzaine de pays ont adopté la solution. Openairlines est notamment présente en Europe avec les compagnies low-cost d'Air France (Transavia et Hop ! ) ou Volotea, au Moyen-Orient (Air Arabia, FlyDubaï, Oman Air).
Florine Galéron