Easy Tri, "entreprise emblématique de l'économie de demain" selon la secrétaire d'Etat en charge de la transition écologique

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Seulement un quart des entreprises françaises recyclent leurs déchets de bureau aujourd'hui. Par conséquent, un décret d'août 2015 inscrit dans la loi sur la transition écologique pour une croissance verte, va obliger dès le 1er janvier 2018 les entreprises de plus de 20 salariés à recycler leurs déchets de bureau (bois, carton, papier, métal et plastique, ndlr). La législation va donc devenir plus contraignante, car jusqu'à présent seules les administrations publiques et les entreprises de plus de 50 personnes y étaient obligées depuis le début de l'année 2017.
Sandrine Queyroi (à gauche), a présenté les différents outils de collecte installés dans les entreprises à Mounir Mahjoubi (au centre de la photo) et Brune Poirson (en rouge). / Pierrick Merlet
L'entreprise toulousaine Easy Tri, créée en 2009, compte bien profiter de cette nouvelle loi pour développer ses activités. La société, spécialisée dans le recyclage du déchet de bureau, vise un chiffre d'affaires de 1 million d'euros dès 2019, après avoir atteint les 650 000 euros fin 2016. Preuve de la forte demande sur ce marché, Easy Tri est devenue rentable dès sa seconde année d'activité et dispose aujourd'hui de 400 clients dans l'agglomération toulousaine.
Brune Poirson, secrétaire d'État en charge de la transition écologique et Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État en charge du numérique, ont donc visité les locaux de cette entreprise toulousaine en plein essor jeudi 21 décembre. Pour preuve, la dirigeante a dupliqué son modèle d'entreprise en franchise ces trois dernières années. Ainsi, les villes de Nice, Brive, Nantes et la plus récente, Bordeaux, ont accueilli une franchise Easy Tri. Mais Sandrine Queyrol veut désormais se concentrer sur l'innovation et sur la captation de nouveaux marchés, plutôt que le développement de son réseau.
Pour pousser la démarche éco-responsable jusqu'au bout, Easy Tri a équipé tous ses commerciaux d'une voiture électrique et dispose également d'un camion de collecte électrique avec une capacité de 4,2 m3. Et Sandrine Queyrol précise que dès que le marché de l'automobile proposera des véhicules avec une plus grande capacité de cargaison, ses équipes de collecte utiliseront des véhicules propres.
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Durant la visite, Brune Poirsson s'est montrée admirative devant le modèle développé par la cheffe d'entreprise, avant même d'applaudir cette dernière une fois la présentation de son business terminée.
À cette occasion, Brune Poirson a rappelé les objectifs fixés par le chef de l'Etat, Emmanuel Macron, en matière de déchet : 100 % des plastiques recyclés et la réduction de 50 % de la mise en décharge, en 2025.
Pierrick Merlet