"À chaque fois qu’Airbus va mal, les sous-traitants tremblent"

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
L'annonce du départ au milieu du mois de décembre dernier de Fabrice Brégier, le numéro 2 d'Airbus, avait fortement chamboulé le secteur aéronautique toulousain. Cette décision laisse sceptique certains sous-traitants de l'avionneur européen.
L'entreprise au chiffre d'affaires de 1 milliard d'euros dont 20 % proviennent de ses contrats avec Airbus Group se réjouit des commandes passées ces dernières semaines par la Chine et le Qatar notamment. Une position également adoptée du coté de ATR, détenue à 50% par Airbus.
Chez Latécoère, on ne souhaite pas prendre position officiellement sur le sujet. L'entreprise dont 53,7 % du chiffre d'affaires provient directement d'Airbus, se dit entièrement tournée vers sa politique de croissance externe et sur la sortie de terre prochainement de sa nouvelle usine 4.0 sur le site toulousain de Montredon.
Cependant, la sortie de Fabrice Brégier s'ajoute à la longue liste de départ qui a profondément changé les visages d'Airbus. Depuis début 2017 d'autres sont partis : Marwan Lahoud, directeur de la stratégie et de l'international d'Airbus, Charles Champion, le directeur de l'ingénierie, le départ à la retraite de John Leahy, le directeur commercial, ou plus récemment le directeur technique d'Airbus, Paul Eremenko, resté seulement 17 mois en poste.
L'entreprise, filiale du groupe Capgemini, emploie environ 1 000 collaborateurs à Toulouse. Sur le chiffre d'affaires de 280 millions d'euros réalisé par cette entreprise spécialisée dans l'ingénierie, 40 % sont générés par Airbus.
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Du côté des élus locaux, une position de vigilance a été adoptée. La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, interrogée lors de ses voeux à la presse jeudi 11 janvier, sur les turbulences traversées par Airbus a déclaré :
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De son côté Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, avait fait part de son inquiétude en conseil de la Métropole vendredi 15 décembre : "Un mot empreint de gravité sur la crise de gouvernance d'Airbus. Elle tombe au mauvais moment, le groupe a besoin d'être tenu pour relever les défis qu'il a l'habitude de relever avec talent. Je dis aux actionnaires : 'Attention à ne pas déstabiliser ce qui marche'".
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