Semaine cruciale pour l’usine Bosch de Rodez

Pierrick Merlet
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Bosch Rodez
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"La filière diesel en France c'est 12 000 emplois directs et il n'y en a rien que 1 600 au sein de l'usine Bosch de Rodez", d'après des propos tenus par le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, sur une radio nationale le vendredi 19 janvier. L'ancien candidat à la présidence du parti Les Républicains s'est permis cette précision récemment car cette antenne aveyronnaise du groupe allemand Bosch pourrait voir ses effectifs prochainement réduits.
Spécialisée dans la production des injecteurs diesel, cette usine Bosch emploie plusieurs centaines de personnes grâce aux deux lignes de productions présentes sur le site. "Il y avait 2 400 salariés quinze ans en arrière", tient à rappeler Christian Teyssèdre, maire de Rodez et président de Rodez Agglomération. L'élu pourrait prochainement regretter la période actuelle, une partie des emplois du site étant menacée.
En juin 2017, Bosch a gelé un investissement de 15 millions d'euros qu'il devait réaliser afin de moderniser ses deux lignes de fabrication. L'objectif était de passer de la production d'injecteurs diesel de 1ère génération à des injecteurs 2e génération, pour des moteurs plus propres répondant aux futures normes européennes appliquées dès 2020.
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Des annonces sont attendues concernant l'avenir de l'usine vendredi 26 janvier. Ce jour-là, le président de la division Diesel Monde de Bosch, Uwe Gackstatter se rendra à Rodez. Il rencontrera les collectivités à la préfecture le matin, avant d'aller à l'usine pour échanger avec l'intersyndicale, la direction locale et les salariés. Un discours devant l'ensemble des effectifs est prévu. Mais les syndicats n'ont pas attendu ce rendez-vous pour lancer la mobilisation.
Pierrick Merlet