Tanzanie : le géant AB InBev annonce une brasserie à 100 millions de dollars
Maimouna Dia

AB-InBev 3ème offre de rachat à Sab-Miller
Reuters/Mike Hutchings
Maimouna Dia

AB-InBev 3ème offre de rachat à Sab-Miller
Reuters/Mike Hutchings
La Société détentrice d'une participation majoritaire dans la Tanzania Breweries Limited, le plus grand brasseur du pays, investira 100 millions de dollars dans une nouvelle unité de production de bière, a-t-elle annoncé à la suite d'une rencontre entre le président John Magufuli et Ricardo Tadeu, chef de l'Afrique Anheuser-Busch InBev NV (AB InBev). Les ventes du groupe belge AB InBev ont connu une forte croissance en Afrique. Au début de ce mars 2018, la société a déclaré que les livraisons dans la région, à l'exception de l'Afrique du Sud, ont connu une augmentation de 20% en 2017. Des indicateurs qui en font l'un des territoires à la croissance la plus rapide pour le premier brasseur mondial.
C'est dans la perspective de soutenir cette demande en constante évolution que s'inscrivent les investissements du groupe annoncés en Tanzanie. Les plans pour un établissement à Dodoma, la capitale administrative du pays est-africain, ont été approuvés après la rencontre entre le président John Magufuli et Ricardo Tadeu. Selon ce dernier, les marques haut de gamme de la brasserie comme Stella Artois et Corona ont fortement gagné en popularité au niveau de pays comme l'Afrique du Sud, poussant l'entreprise a y haussé ses investissements.
En outre, AB InBev a cité l'Afrique comme un facteur majeur dans sa décision de racheter SABMiller, qui a ses racines dans la vente de bière aux ouvriers mineurs au 19ème siècle à Johannesburg. Anheuser-Busch InBev NV a accéléré ses investissements en Afrique après avoir connu un boom de la demande pour sa bière sur le continent, en s'appuyant sur la prise de contrôle de 106 milliards de dollars de SABMiller par Budweiser en 2016.
Dans la logique d'expansion de ses activités africaines, la société construit également une brasserie au Nigeria qui commencera à produire au cours de l'année 2018. Toutefois, il n'est pas encore question d'en ajouter davantage, car l'entreprise est en mesure de croître grâce aux opérations existantes et de couvrir la demande a indiqué M. Tadeu.
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Le secteur des boissons est en ébullition en Afrique grâce à un climat chaud et une augmentation du pouvoir d'achat combinée à une urbanisation en constante hausse. Des facteurs positifs qui attirent d'autres investisseurs dans le secteur ; à l'instar de Heineken. Ce dernier a procédé à de nouvelles créations d'emplois dans la vente de ses produits et a investi dans des marchés en croissance tels que la Côte d'Ivoire, le Mozambique et le Rwanda, depuis l'accord SABMiller.
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