L’aéroport de Toulouse va-t-il changer de nom ?

Pierrick Merlet

Aéroport Toulouse-Blagnac
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Aéroport Toulouse-Blagnac
Rémi Benoit
"Aéroport Toulouse-Blagnac", c'est le nom officiel actuel de la plateforme aéroportuaire toulousaine que l'on peut voir inscrit en grand sur sa façade. Ce patronyme pourrait-il bientôt changer ? Depuis quelques semaines, cette hypothèse est envisagée par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.
Ce souhait a notamment été officialisé à l'occasion de la venue du Premier ministre à Toulouse, pendant trois jours, du 6 au 8 juin dernier. Lors de sa première prise de parole en terre toulousaine, à la salle des Illustres du Capitole, mercredi 6 juin, le chef du gouvernement a été très clair à ce sujet.
Mais pourquoi aéroport Dominique Baudis ? Député à l'Assemblée Nationale, député au Parlement européen, président du Conseil Régional de Midi-Pyrénées de 1986 à 1988, Défenseur des droits de 2011 à 2014, cet homme était surtout connu pour avoir occupé le poste de maire de Toulouse de 1983 à 2001. Nombreux sont les Toulousains a estimé qu'il a grandement œuvré au développement de Toulouse et son agglomération. Pour cette raison, Jean-Luc Moudenc veut rendre un hommage à cet ancien journaliste décédé le 10 avril 2014.
Pour que ce souhait devienne réalité, la question doit être débattue au sein du conseil de surveillance réunissant tous les actionnaires de la société ATB (pour Aéroport Toulouse-Blagnac) et approuvée par ces membres. Et cela semble bien parti.
Les Chinois favorables à ce changement de non ? Leur position peut surprendre. Arrivés en avril 2015 dans l'actionnariat de l'aéroport, ces investisseurs n'ont jamais caché leur intention : faire de l'aéroport Toulouse-Blagnac une plateforme aéroportuaire de renommée internationale, en mettant notamment en place des lignes aériennes directes vers la Chine, offre qui n'existe pas actuellement. Alors, donner une sonorité locale à un tel lieu qui se veut international peut-il être un désavantage dans son développement futur ?
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Désormais, la société ATB va remettre un dossier technique présentant cette initiative à la préfecture de région. Cette dernière transmettra ensuite le dossier à la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC, ndlr) pour que ses services étudient la question, avant que cela arrive sur la table des membres du gouvernement concernés.
Pierrick Merlet