Le navire TFC tangue, Olivier Sadran prend la parole

Pierrick Merlet

Olivier Sadran TFC
Rémi Benoit

Pierrick Merlet

Olivier Sadran TFC
Rémi Benoit
Jamais cela n'était arrivé dans son histoire. Jamais le Toulouse Football Club, ou le "Téfécé", n'avait connu trois entraîneurs principaux différents sur une saison jusqu'au dimanche 5 janvier 2020. Ce jour-là, le club dirigé par le patron de Newrest, Olivier Sadran a limogé Antoine Kombouaré, intronisé quelques semaines plus tôt après le départ d'Alain Casanova qui avait débuté la saison sportive. La dixième défaite consécutive des Violets, face aux amateurs de Saint-Privé Saint-Hilaire en Coupe de France ce week-end, aura été fatale à son successeur. Celui-ci est désormais remplacé par le directeur technique du centre de formation du club, Denis Zanko.
L'argument financier n'a-t-il pas légèrement dirigé ce choix ? Alain Casanova est parti avec des indemnités étant donné qu'il lui restait des années de contrat. À son arrivée en octobre 2019, Antoine Kombouaré a paraphé un contrat de deux ans pour un salaire mensuel brut de 100 000 euros. Le licencier a donc eu un coût pour un club "au budget restreint" comme tient à le souligner Olivier Sadran. De quoi privilégier la solution interne pour le remplacer ?
Déjà à l'issue de la saison 2015-2016, le club détenu par Olivier Sadran avait frôlé l'accident industriel en évitant la relégation en division inférieure sur son dernier match de championnat. Une descente en Ligue 2 serait synonyme de plusieurs emplois supprimés, couplé à un budget moindre contre les 35 millions d'euros actuels. Un scénario que le patron du club refuse d'envisager. Il avait donc mis en place à l'été 2016 une nouvelle gouvernance en nommant notamment Jean-François Soucasse comme président délégué. Mais cette réorganisation ne semble pas porter ses fruits.
Ce dernier n'est "pas satisfait" du recrutement effectué lors du mercato d'été, qui a en partie débouché sur l'arrivée de Wesley Saïd en provenance de Dijon contre environ 8 millions, le plus important transfert de l'histoire des Violets. Le numéro un du club promet donc des arrivées de nouveaux joueurs en janvier car "il y a un besoin de sang neuf".
Quoi qu'il arrive, "je suis l'actionnaire principal de ce club et j'assumerai les conséquences économiques s'il y a des déficits majeurs", en cas notamment de relégation en mai prochain, à l'issue de la saison 2019-2020. Un risque économique qu'Olivier Sadran se dit prêt à partager avec un nouvel actionnaire en cas d'offre sérieuse si cela peut aider le Toulouse Football Club.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
Il y a deux ans, le dirigeant avait entamé des négociations avec le club anglais de Manchester City pour une prise de capital significative. "On aurait aimé que ce dossier aboutisse", admet le patron toulousain. Le signe d'une volonté de se désengager sur le plan économique ?
Pierrick Merlet