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ENTREPRISES - La Tribune Toulouse

Le navire TFC tangue, Olivier Sadran prend la parole

Photo de Pierrick Merlet

Pierrick Merlet

Publié le 07 janvier 2020 à 09:30 - Mis à jour le 08 janvier 2020 à 08:35

Olivier Sadran TFC

Olivier Sadran TFC

Rémi Benoit

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"Plongé dans une certaine médiocrité", "situation la plus catastrophique depuis le rachat en 2001", "des choses vont changer"... Voilà quelques extraits de la prise de parole de l'actionnaire principal et président du Toulouse Football Club, Olivier Sadran, lundi 6 janvier. Pour redresser son club actuellement dernier du championnat de France et donc menacer de relégation, il ne ferme pas la porte à l'arrivée d'un nouvel actionnaire.

Jamais cela n'était arrivé dans son histoire. Jamais le Toulouse Football Club, ou le "Téfécé", n'avait connu trois entraîneurs principaux différents sur une saison jusqu'au dimanche 5 janvier 2020. Ce jour-là, le club dirigé par le patron de Newrest, Olivier Sadran a limogé Antoine Kombouaré, intronisé quelques semaines plus tôt après le départ d'Alain Casanova qui avait débuté la saison sportive. La dixième défaite consécutive des Violets, face aux amateurs de Saint-Privé Saint-Hilaire en Coupe de France ce week-end, aura été fatale à son successeur. Celui-ci est désormais remplacé par le directeur technique du centre de formation du club, Denis Zanko.

"C'est la situation la plus catastrophique dans laquelle se trouve le club depuis son rachat en 2001... Avoir trois entraîneurs sur une seule et même saison est une preuve d'échec et de faiblesse. Denis a pris l'équipe et il est préposé pour finir la saison et je l'espère, aller au-delà. Dans ce contexte, ce n'est pas un cadeau que je lui fait", a déclaré lundi 6 janvier devant les médias Olivier Sadran, apparu attristé par la situation de son club et dont les prises de parole se font rares.

L'argument financier n'a-t-il pas légèrement dirigé ce choix ? Alain Casanova est parti avec des indemnités étant donné qu'il lui restait des années de contrat. À son arrivée en octobre 2019, Antoine Kombouaré a paraphé un contrat de deux ans pour un salaire mensuel brut de 100 000 euros. Le licencier a donc eu un coût pour un club "au budget restreint" comme tient à le souligner Olivier Sadran. De quoi privilégier la solution interne pour le remplacer ?

"Dans ces moments, je ne crois pas que nous réfléchissons au volet financier et ce sont des choses qui doivent rester confidentielles", estime le président du TFC.

Une gouvernance revue ?

Déjà à l'issue de la saison 2015-2016, le club détenu par Olivier Sadran avait frôlé l'accident industriel en évitant la relégation en division inférieure sur son dernier match de championnat. Une descente en Ligue 2 serait synonyme de plusieurs emplois supprimés, couplé à un budget moindre contre les 35 millions d'euros actuels. Un scénario que le patron du club refuse d'envisager. Il avait donc mis en place à l'été 2016 une nouvelle gouvernance en nommant notamment Jean-François Soucasse comme président délégué. Mais cette réorganisation ne semble pas porter ses fruits.

"Nous sommes plongés dans une certaine médiocrité depuis trois à quatre ans et nous ne trouvons pas de solution aux défauts de ce club... Nous allons modifier un certain nombre de choses (au sein de la cellule de recrutement et de la gouvernance, ndlr), c'est une certitude et ce dans les prochaines semaines. Je ne vais pas attendre", promet Olivier Sadran.

Ce dernier n'est "pas satisfait" du recrutement effectué lors du mercato d'été, qui a en partie débouché sur l'arrivée de Wesley Saïd en provenance de Dijon contre environ 8 millions, le plus important transfert de l'histoire des Violets. Le numéro un du club promet donc des arrivées de nouveaux joueurs en janvier car "il y a un besoin de sang neuf".

Il ouvre la porte à un nouvel actionnaire

Quoi qu'il arrive, "je suis l'actionnaire principal de ce club et j'assumerai les conséquences économiques s'il y a des déficits majeurs", en cas notamment de relégation en mai prochain, à l'issue de la saison 2019-2020. Un risque économique qu'Olivier Sadran se dit prêt à partager avec un nouvel actionnaire en cas d'offre sérieuse si cela peut aider le Toulouse Football Club.

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"Je serai ravi de trouver quelqu'un capable de partager la stratégie et le risque économique avec moi. J'ai souvent reçu des personnes et réceptionnés des appels mais jamais rien de sérieux", regrette-t-il.

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Il y a deux ans, le dirigeant avait entamé des négociations avec le club anglais de Manchester City pour une prise de capital significative. "On aurait aimé que ce dossier aboutisse", admet le patron toulousain. Le signe d'une volonté de se désengager sur le plan économique ?

Pierrick Merlet

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