Covid-19 : des masques en coton fabriqués en Ariège par Tissages Cathares
Clothilde Doumenc

La TPE de l'Ariège, Tissages Cathares, s'adapte à la crise de covid-19 en modifiant son offre.
Tissages Cathares
Clothilde Doumenc

La TPE de l'Ariège, Tissages Cathares, s'adapte à la crise de covid-19 en modifiant son offre.
Tissages Cathares
"Quand nous avons vu le désarroi qu'il y avait au niveau national par rapport à la pénurie de masques, nous avons voulu agir". Pour Philippe Bigou et sa petite entreprise basée à Villeneuve-d'Olmes (Ariège), l'heure n'est plus à la confection de linge de maison haut de gamme. Depuis la fin du mois de mars, les serviettes et nappes de Tissages Cathares (500 000 euros de chiffre d'affaires en 2019) ont été détournées de leur usage initial au profit de la confection de masques barrières en coton (6,50 euros l'unité). Une adaptation à l'urgence qui a permis aux huit salariés de sortir du chômage technique.
Après avoir rendu la prise de commande de masques disponible sur son site internet, la TPE a vu son nombre de commandes grimper, notamment grâce aux réseaux sociaux.
Preuve de la forte demande, l'entreprise qui propose ses masques de protection à l'unité, par lot de 10 ou de 500, informe déjà sur son site internet indique le délai suivant : "livraison à partir du 10 mai pour toute nouvelle commande". Pour tenter de satisfaire un maximum de clients,
Tissages Cathares compte fabriquer entre 500 et 800 masques par jour grâce à une montée en cadence.Bien que la vente de masques de protection soit autorisée sans homologation particulière, Philippe Bigou a lancé le processus pour obtenir celle de la Direction générale de l'armement (DGA) et de laboratoires. Un objectif qui lui semble compliqué en ces temps de crise.
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Ayant du mal à se projeter au regard de la situation inédite, le patron de Tissages Cathares souhaite néanmoins recruter au minimum trois CDD pour répondre à la demande sur ses nouveaux produits et développer ses activités traditionnelles. Pour l'avenir, Philippe Bigou se dit "ouvert" à la production de blouses. À suivre.
Clothilde Doumenc