Covid-19 : l'aéroport de Toulouse-Blagnac passe en chômage partiel

Pierrick Merlet

Pierrick Merlet
Les avions dans le ciel toulousain sont de plus en plus rares... Et pour cause, quasiment toutes les compagnies aériennes ont cloué au sol leur flotte d'avions face à la pandémie de Covid-19. Conséquence directe, le trafic et l'activité de l'aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) ont rapidement chuté, après avoir été épargnés jusqu'au début du mois de mars.
Malgré cette baisse d'activité, avec aujourd'hui un aéroport quasiment à l'arrêt (il accueille encore notamment les rapatriements sanitaires des malades de Covid-19), une partie des 300 salariés d'ATB étaient jusqu'à présent en télétravail, et ce, depuis le début du confinement imposé en France le 17 mars. Pour les autres, en charge de l'opérationnel, ils étaient quant à eux toujours en poste à l'aéroport toulousain. Mais tout cela va changer.
À compter du lundi 6 avril, l'ensemble des effectifs de l'aéroport de Toulouse-Blagnac va faire l'objet d'un dispositif de chômage partiel, selon les informations de La Tribune. Une décision qui a été actée après consultation du Comité social et économique (CSE) les 30 mars et 1er avril à ce sujet. Un dispositif d'activité partielle qui pourrait s'étendre jusqu'en... septembre 2020 !
Néanmoins, comme l'explique ce courrier, le taux d'activité partielle sera différent selon les métiers et les besoins de l'infrastructure. Ainsi, un point hebdomadaire avec les équipes devrait être tenu.
Sur l'ensemble des effectifs, ATB a établi un plan comprenant un taux d'activité global moyen autour de 20%, sur les deux prochains mois. Une décision qui doit permettre de préserver les emplois de l'aéroport et garantir la stabilité de l'entreprise.
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Dans cette situation, l'aéroport va-t-il resté ouvert dans les semaines à venir ? Pour mémoire, les boutiques et restaurants sont fermés, mais les halls eux sont encore ouverts même si l'activité a été concentrée sur le Hall D. Pour autant, le scénario de la fermeture de l'aéroport Toulouse-Blagnac n'est pas possible car il a encore un rôle stratégique majeur.
Concrètement, ces derniers jours, l'aéroport de Toulouse-Blagnac n'accueille que "quelques centaines de passagers et quelques vols", en provenance ou à destination de Paris et de capitales européennes, qui sont des vols de rapatriement. Plus globalement, ATB estime à 95% la chute de son trafic pour les mois d'avril et mai.
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Cet arrêt brutal est un coup dur pour la société ATB qui avait enregistré un chiffre d'affaires de 160,6 millions d'euros en 2019. C'est encore plus difficile pour son nouvel actionnaire, le groupe Eiffage, qui a racheté fin décembre à l'actionnaire chinois Casil Europe ses 49,99% au capital contre 507 millions d'euros.
Pierrick Merlet