En Occitanie, le transport routier très fragilisé par la crise du Covid-19
Valentine Ducrot

Si l'activité des transporteurs routiers se poursuit, elle est globalement affectée par la crise sanitaire du Covid-19.
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Valentine Ducrot

Si l'activité des transporteurs routiers se poursuit, elle est globalement affectée par la crise sanitaire du Covid-19.
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Alors que près de 6 camions sur 10 sont à l'arrêt (enquête du FNTR), les entreprises transportant de l'alimentaire ont subi une moindre baisse de leur activité.
A l'annonce du confinement, l'effet de surstockage des consommateurs a même engendré un surcroit d'activité, stabilisé aujourd'hui. A Perpignan, par exemple, le marché Saint-Charles fonctionne normalement.
Globalement, le flux de marchandises alimentaires destinées à la grande distribution est régulier. Mais selon Christophe Charlon, le problème est ailleurs.
Une problématique que rencontre l'entreprise héraultaise Rouillé et Coulon, qui gère une flotte de 130 véhicules.
Face à ce déséquilibre de fret, certains transporteurs ont annoncé à leurs clients une hausse de tarifs.
De son côté Eric Rosay affirme « travailler en concertation avec les fournisseurs pour essayer de trouver des accords, qu'ils soient financiers ou en termes de flux ».
Si le transport alimentaire fonctionne à peu près normalement, ce sont des pans entiers de l'activité qui sont aujourd'hui à l'arrêt. C'est le cas du fret industriel, des containers - les marchandises sont sur stockées dans les entrepôts - et des travaux publics.
Parmi les entreprises interrogées dans le cadre de l'enquête FNTR, 22 % estiment qu'elles devront cesser totalement leur activité si la situation perdure. Les entreprises les plus impactées sont celles qui emploient moins de 10 salariés.
Alors que sa flotte de 160 camions et de 20 engins de travaux publics (dédiés à la location) est à l'arrêt complet depuis le début du confinement, Nicolas Prunières, jeune dirigeant des Transports Prunières à Poussan (34) ne se laisse pas abattre.
Très réactif également, l'AFT (Association pour le développement de la formation professionnelle Transport et Logistique) a lancé une bourse d'échange de personnels gratuite via une plate-forme baptisée « Transport solidaire ». Objectif ? Permettre aux entreprises sous tension de répondre aux enjeux d'approvisionnement tout en facilitant le maintien dans l'emploi des salariés d'entreprises impactées défavorablement.
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Depuis l'intervention du secrétariat aux Transports visant à faire rouvrir les aires de repos et permettre aux routiers d'utiliser les sanitaires et de se restaurer, la situation est peu à peu rentrée dans l'ordre.
Mieux encore, un élan de solidarité s'est mis en place, comme sur l'aire du Village catalan et sur l'aire d'Ambrussum où des food-trucks proposent aux chauffeurs, deux fois par semaine, un repas gratuit. La FNTR a d'ailleurs mis en place une carte de solidarité permettant aux chauffeurs d'identifier les endroits où ils peuvent manger, se doucher et se reposer.
Mais la question des mesures de protection sanitaire n'est pas réglée, même si de nombreux efforts, jugés encore insuffisants par certains syndicats, ont été consentis.
Déséquilibre de fret, stress, désorganisation... Le redémarrage dans le secteur routier risque d'être progressif, à l'image du déconfinement qui s'annonce complexe.
Valentine Ducrot
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