Vente du TFC : "il ne faut pas croire que cela sera forcément négatif"

Pierrick Merlet
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Le Toulouse Football Club va changer de propriétaire.
Rémi Benoit

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Le Toulouse Football Club va changer de propriétaire.
Rémi Benoit
La Tribune - Depuis près d'un mois, Olivier Sadran, l'actuel détenteur du club est en négociations exclusives avec RedBird Capital Partners pour lui vendre 85% de l'actionnariat. Que pouvez-vous dire sur la suite du processus de vente ?
Christophe Lepetit - Pour le moment, en ce qui concerne le Toulouse Football Club, les acteurs sont encore dans la phase de négociations exclusives. Cela peut aller plus ou moins vite en fonction des procédures administratives à respecter dans ce type d'accord. Notamment en phase de pré-reprise, durant laquelle la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion - gendarme financier du football) doit donner un avis consultatif sur le projet de reprise. Mais ce rapport peut avoir des incidences sur la poursuite des négociations.
Quand le club des Girondins de Bordeaux a été repris par des actionnaires américains il y a quelques années, l'avis de la DNCG était plutôt négatif, ce qui avait fait un peu traîné les négociations car la Métropole de Bordeaux s'était alors mêlée des discussions pour obtenir des garanties. Dans le cas du TFC, si l'avis de l'instance devait être négatif, le futur actionnaire du club, le fonds RedBird Capital Partners, devra faire très certainement preuve de persuasion auprès de plusieurs acteurs par la suite.
Que pouvez-vous dire sur le timing de la vente au regard du contexte sanitaire et surtout sportif du club ? Est-ce le bon moment pour changer de propriétaire ?
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C.L. - Le momentum de la vente n'est pas idéal, à double titre. Tout d'abord, parce que le club est relégué dans une division inférieure (Ligue 2, ndlr). C'était l'année où il ne fallait pas descendre en raison de la première année de contrat des nouveaux droits télévisés records pour le football français dès la saison prochaine de 1,153 milliard d'euros par an, de 2020 à 2024 (avec notamment l'arrivée du diffuseur espagnol Mediapro, ndlr). En termes de négociations, c'est donc un mauvais point d'avoir cette descente même si sportivement le club était mal au point et qu'il avait peu d'espoir de se maintenir en cas de reprise du championnat. Le second aspect est la crise du coronavirus qui va impacter l'économie des clubs français et plus largement l'économie du football la saison prochaine. Ce contexte fait que ce n'est pas le moment idéal en termes de valorisation d'un club, dans le cadre d'une vente.
Pierrick Merlet