REPLAY DE L'ÉTÉ. Le leader du drone professionnel Delair vient de signer un important contrat avec le groupe BASF pour que celui-ci utilise la plateforme "Delair.ai", une plateforme d'intelligence visuelle à base d'IA et d'exploitation des données. C'est le dernier contrat signé d'une longue liste qui témoigne d'un changement de stratégie au sein de la PME toulousaine qui emploie 140 personnes. Cette dernière mise désormais sur l'exploitation de la data plutôt que la vente de drones pour se développer....Après John Deere, Cemex, Dji, ou encore Geosys, pour ne citer que ces exemples, le leader français du drone professionnel Delair signe un partenariat stratégique avec le groupe BASF. Le groupe chimique allemand vient de s'associer avec la PME toulousaine pour utiliser sa plateforme d'exploitation des données récoltées par drone, nommée "delair.ai", nouveau produit qu'il a lancé en février 2019. Cette collaboration va permettre ainsi à BASF de réaliser un meilleur traitement de précision sur ses projets de R&D, dans la création de nouveaux produits.
"Il existe de grandes différences dans les cultures, les sols, les climats et les ravageurs dans le monde. Pour mettre au point des produits sur mesure pour des conditions régionales spécifiques, BASF effectue des essais sur le terrain pour ses semences et ses caractères génétiques, ainsi que ses projets de recherche sur la protection des cultures, sur tous les continents et dans tous les pays producteurs agricoles concernés. De plus, ces essais sont un élément essentiel de nos programmes de recherche et développement (R&D) pour évaluer la performance de nouveaux caractères génétiques, variétés ou produits de protection des plantes. La collaboration avec Delair vise à développer une plate-forme d'intelligence visuelle personnalisée qui permet le traitement de toutes les images collectées par des drones dans les essais sur le terrain de BASF. Grâce à cette technologie combinée, nous obtiendrons des informations en temps réel concernant les performances sur le terrain de nos projets de R&D", explique Ramon Navarra-Mestre, Responsable monde Stations de recherche agronomique et R&D digitale de BASF.
Cette coopération franco-allemande devrait bénéficier à un million de parcelles dans le monde, et plus particulièrement concerner 350 micro-parcelles en France. Un point non négligeable pour le développement de la plateforme d'intelligence visuelle de Delair qui fonctionne à partir d'algorithmes d'intelligence artificielle.
"Le contrat avec BASF fait partie de nos plus gros contrats sur l'exploitation de notre plateforme. Ce qui est très intéressant pour nous est leur présence partout dans le monde et leurs 1 000 vols en drone chaque année. Même en améliorant constamment nos algorithmes, nous savons tous que l'IA a besoin d'un maximum de données pour être de plus en plus performante. L'enjeu est donc de trouver la meilleure quantité et qualité de données pour être meilleur que les autres à ce sujet. Ce type de contrat va nous permettre d'apprendre aussi de notre côté", se réjouit Thomas Nicholls, le directeur du marketing de l'entreprise toulousaine.
Une levée de fonds en préparation
Delair a fait sa réputation ces dernières années grâce à son activité de conception et de production de plusieurs gammes de drones professionnels. Mais depuis quelques mois maintenant, cette activité n'est plus l'unique moteur en raison, voire n'est plus LE moteur économique de l'entreprise qui concentre davantage ses efforts sur l'exploitation de la data.