Micro-crédit : l’Adie Occitanie a versé 900 000 € à près de 300 entreprises
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L'Adie défend le droit à l'initiative économique en permettant à des personnes qui n'ont pas accès au système bancaire traditionnel de créer leur propre entreprise grâce au micro-crédit accompagné. Dans les temps difficiles qu'impose la pandémie mondiale du Covid-19, les micro-entrepreneurs financés et accompagnés par l'Adie sont eux aussi fragilisés. En ce début du mois d'octobre, l'association a organisé des rencontres sur les territoires pour rappeler le principe du micro-crédit.
Pouvez-vous redéfinir ce qu'est le micro-crédit et à qui il s'adresse ?
Ludovic Panyasiri : « Il s'agit d'un emprunt bancaire, qui se fait en Occitanie, sur l'ex-Languedoc-Roussillon, avec nos partenaires que sont la Banque Populaire du Sud et le Crédit Agricole du Languedoc. La banque prête à l'Adie, et l'Adie prête aux micro-entrepreneurs et rembourse la banque tous les trois mois, quel que soit le niveau de remboursement de nos clients. Nous prêtons au taux de 7,45 % - un taux en baisse sur les dix dernières années - et en général, l'emprunt est couplé avec un prêt d'honneur à taux zéro grâce aux partenaire publics ou à des fondations privées. Nous imposons une contribution de solidarité de 5 %, qui correspondent à des frais de dossiers et à l'accompagnement et le coaching post création pendant trois ans. »
Qui sont les micro-entrepreneurs que vous accompagnez ?
« Notre public sont ceux qui vent lancer un projet mais n'ont pas accès au crédit bancaire car ils sont au chômage ou perçoivent les minima sociaux, des jeunes sans expérience parce qu'ils sortent juste des études, des séniors qui veulent lancer petite activité en complément de leur retraite et qui n'intéressent pas les banques, ceux qui n'ont pas d'apport, ceux qui ont accident de parcours financier et sont fichés à la Banque de France... Nous accompagnons aussi des entrepreneurs qui sont déjà en activité mais ont besoin d'un coup de pouce de moins de 10 000 €. Ceux-là représentent 70 % de notre public. Enfin, nous accordons des micro-crédits à des personnes en recherche d'emploi ou qui risquent de le perdre car elles ont des problèmes de mobilité. Parmi les personnes aidées, 35 % sont bénéficiaires des minima sociaux, 25 % sont issues des quartiers prioritaires, 20 % n'ont aucun diplôme, 40 % sont des femmes, 20 % ont moins de 30 ans et 20 % plus de 50 ans. En 2019, 22 000 personnes ont été aidées au niveau national, pour un micro-crédit moyen de 4 000 €, et de 3 000 € sur la mobilité. Le taux de remboursement sur le Languedoc-Roussillon en 2019 était de 98 %, donc loin des idées reçues... Et le taux de pérennité est de 75 % des micro-entreprises encore en activité après deux ans, 2/3 après 3 ans. »
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