Le label "Employeur Pro-Vélo" veut booster le nombre de vélo-taffeurs

Aller travailler à vélo, une habitude que la fédération des usagers de la bicyclette veut encourager via son programme et son label Employeur Pro-Vélo.
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Aller travailler à vélo, une habitude que la fédération des usagers de la bicyclette veut encourager via son programme et son label Employeur Pro-Vélo.
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En France, on aime le vélo, mais on ne le pratique pas... C'est le constat que fait encore aujourd'hui la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui tient son congrès national à Montpellier du 1er au 4 juillet. L'Hexagone n'est pas bon élève en la matière, avec un peu moins de 2% de vélo-taffeurs, comme on appelle ces salariés qui partent travailler à vélo, soit quelque 500.000 personnes (selon les derniers chiffres connus de 2017).
Pour inverser cette tendance, la FUB lance ce 1er juillet son programme Objectif Employeur Pro-Vélo. Financé par le dispositif des Certificats d'économie d'énergie jusqu'à décembre 2023, il vise à inciter les employeurs publics, privés et associatifs à déployer une véritable culture vélo dans leurs établissements afin d'obtenir le label Employeur Pro-Vélo et ainsi multiplié le nombre de salariés utilisant leur vélo pour venir travailler.
Nicolas Le Moigne, président de Vélocité Grand Montpellier, confirme l'engagement des collectivités dont les politiques publiques progressent dans le sens d'une plus grande place faite aux cyclistes dans la ville : « A Montpellier, Michaël Delafosse a mis en place une aide à l'achat d'un vélo électrique, il affiche la volonté de ne pas revenir en arrière sur les aménagements transitoires, et on observe une modification en cours des plans de circulation... Dans le baromètre de la cyclabilité de la ville, Montpellier avait du retard mais la ville a été distinguée pour la meilleure progression... La population est prête aux changements à Montpellier, et depuis la crise Covid, ça s'accélère. Le vélo a besoin d'une véritable programmation, et non d'une politique cyclable sparadrap ! Aujourd'hui, c'est un véritable enjeu de société qui n'est pas réservé à une poignée d'activistes ».
Sensibiliser les employeurs sera ardu. Car comme le rappelle Olivier Schneider, « les employeurs n'étaient les plus favorables au vélo »... Pourquoi ?
C'est en 2019 que la FUB, avec notamment l'appui de l'ADEME, a décidé de créer un label pour valoriser les employeurs qui promeuvent la solution vélo auprès de leurs collaborateurs et de leurs clients. L'année 2020 a été consacrée à une phase d'expérimentation du projet de référentiel d'actions « Pro Vélo » auprès d'une quarantaine d'employeurs bêta-testeurs. Cette phase a donné lieu à la création d'outils à destination des employeurs qui s'engageront dans la démarche : le référentiel récapitulant les différents critères de labellisation, un livre blanc qui servira de guide pratique, et un programme visant à accompagner financièrement et techniquement les employeurs volontaires.
Après s'être inscrit sur la plateforme du programme, qui sera opérationnelle en septembre, l'employeur réalisera un autodiagnostic en ligne pour évaluer le niveau de maturité en matière de politiques cyclables dans son établissement. Une réunion de cadrage avec un expert l'orientera sur des axes d'améliorations, et il pourra alors sélectionner, dans le catalogue proposé par le programme, les services et équipements à mettre en place (services éducatifs mobilités, équipements, services techniques, prestations de conseil). Au terme de sa démarche, un audit évaluera le niveau de labellisation obtenu (bronze, argent ou or) et l'employeur rejoindra alors la communauté des employeurs pro-vélo.
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Annie-Claude Thiolat liste les avantages : « Les vélo-taffeurs sont mieux réveillés, plus performants, moins malades, et l'employeur va faire des économies sur ses places de parking et développer une image lui permettant d'être plus séduisant pour attirer de jeunes talents ».
Objectifs fixés par la FUB : 4.500 employeurs labellisés et 500.000 salariés sensibilisés, et 25.000 emplacements vélo cofinancés d'ici fin 2023.
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Le budget de ce programme Objectif Employeur Pro-Vélo est de 40 millions d'euros jusqu'à fin 2023, soit 80 millions d'euros au total puisqu'il prendra en charge environ la moitié des investissements consentis par les entreprises. Celles-ci bénéficieront en effet de remboursement à hauteur de 60% pour les services conseil et de 40% sur le volet technique, avec des enveloppes plafonnées à 4.000 euros pour les entreprises de moins de 50 salariés, 6.000 euros pour celles de moins de 250 salariés, et de 8.000 euros pour celles de plus de 250 salariés. Le label perdurera au-delà de 2023 mais ne sera plus financé.
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