Forte de son expertise en stérilisation et désinfection, STEAM France envisage de développer une unité d’assemblage à Montpellier. En parallèle, l’entreprise héraultaise, boostée par un contrat majeur signé avec l’Egypte, veut développer de nouvelles offres de service à l’international avant une probable recapitalisation d’ici la fin de l’année.Depuis le début de la crise sanitaire, qui a accéléré la prise de conscience de la prévention, de nombreux acteurs se sont positionnés sur la lutte contre le risque infectieux. Experte depuis vingt-deux ans dans la désinfection et la stérilisation des dispositifs médicaux, la société montpelliéraine STEAM France s'est retrouvée en première ligne pour capter de nouveaux marchés.
« La croissance que connaît aujourd'hui STEAM France n'est pas directement liée à notre métier d'origine mais plutôt en corrélation avec notre expertise car nous sommes en capacité d'apporter des réponses très techniques aux besoins identifiés en terme de prévention sanitaire »,précise Jean-Pierre Boffy, P-dg de STEAM France.
Un contrat de 10 millions de dollars
C'est dans ce contexte que STEAM France a signé, en début d'année, un contrat de 10 millions de dollars avec le ministère de la santé égyptien, Ce contrat, majeur puisqu'il représente près de 80% du chiffre d'affaires de la société, porte sur la fourniture de 300 millions de gants en latex (soit 3 millions de boîtes). Les gants sont achetés chez le fabricant américain Medline (qui a des usines en Malaisie), STEAM France se chargeant de sécuriser le sourcing, l'approvisionnement et les délais de livraison (douze mois pour l'ensemble du contrat).
« La relation entre les Etats-Unis et l'Egypte étant compliquée, c'est là que nous amenons notre crédibilité : c'est une opération de négoce »,indique le P-dg qui a mis en place une structure dédiée en Egypte (trois salariés) pour assurer l'entreposage, les contrôles de douane, etc.
Les premiers containers viennent d'arriver sur le port et STEAM France entend bien tenir la cadence de 300.000 boîtes par mois. Dans un contexte de flambées des prix, la société a réussi, pour le moment, à figer les prix mais n'exclut pas des problèmes d'approvisionnement et de tension sur les marges.