LA TRIBUNE - Vous l'aviez annoncé, c'est maintenant chose faite : vous venez de fonder Windcoop, une compagnie maritime "militante", basée à Lorient et qui aura vocation à transporter des marchandises à la voile à compter de 2025 entre un port méditerranéen français et Madagascar. Qui sont vos associés et pourquoi ce choix du statut de coopérative (Scic, Société coopérative d'intérêt collectif) ?
Matthieu BRUNET, président de l'entreprise gardoise Arcadie* - Ce projet est porté par trois hommes et deux entreprises : moi-même et Arcadie, Nils Joyeux et son entreprise Zéphyr & Borée (basée à Lorient, qui développe des navires de commerce innovants pour des transports bas carbone, NDLR), et Julien Noé en son nom propre, le président fondateur d'Enercoop (fournisseur d'énergie verte, NDLR)... Le choix de la coopérative s'est fait sur l'impulsion de Julien Noé. Tout ce qui est du domaine des infrastructures et des grands services est habituellement aux mains de l'Etat ou de multinationales privées. En tant que consommateurs, les citoyens sont donc dépendants de l'Etat ou de ces grands groupes. Or nous considérons que le citoyen devrait avoir un droit de regard et de participation pour dire comment il souhaite que ses marchandises soient transportées, par exemple. C'est la 3e voie, celle du service à la main des citoyens. C'est pour cette raison que nous avons opté pour le statut de Scic qui permettra à chacun de prendre des parts.