Comment Milc Industry s'apprête à rapatrier en France la production de cadres de vélos
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À terme, Milc Industry souhaite produire 25.000 cadres de vélos français chaque année.
Milc Industry
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À terme, Milc Industry souhaite produire 25.000 cadres de vélos français chaque année.
Milc Industry
« En France aujourd'hui, nous savons construire un sous-marin nucléaire ou un Rafale, mais nous ne savons plus faire un dérailleur de vélo ou un cadre », pestait le député (LREM) de la sixième circonscription du Val-de-Marne, Guillaume Gouffier Valente, dans son rapport sur la filière économique du vélo présenté en début d'année 2022. Un constat auquel se propose de répondre l'entreprise Milc Industry. Installée à La Barthe-de-Neste, dans les Hautes-Pyrénées, et spécialisée dans la chaudronnerie et l'usinage de cadres, de châssis de vélos et de petits véhicules légers de la mobilité douce, le tout en très petites séries, elle entend ainsi rapatrier la production de cadres pour les vélos en France.
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Ces derniers temps, quelques marques comme Mercier ont, en effet, opté pour une relocalisation en France d'une partie de leur production, pour beaucoup installée actuellement à Taïwan et en Chine. « Dans les années 1980, notre pays était pourtant un des leaders mondiaux dans ce domaine. Tout s'est écroulé en l'espace de quelques années basculant vers une dépendance quasi-totale envers les pays asiatiques », soulignait le député Guillaume Gouffier Valente dans son rapport. Selon lui, sur les 2,685 millions de vélos vendus en France, seuls 690.000 y sont assemblés. Une proportion qui ne risque pas de s'améliorer face à l'usage grandissant du vélo dans l'Hexagone et la demande croissante des consommateurs pour l'acquisition d'un tel mode de transport, sauf si les capacités industrielles nationales de la filière s'améliorent.