La Tribune - Comment a été vécu en interne la perte du marché d'exploitation du centre de congrès Pierre Baudis et des Espaces Vanel à Toulouse, au profit de Montpellier Events ?
Olivier Chanelle - C'est un coup dur et même une grosse déception. Mais nous partons la tête haute, avec des sites pleins jusqu'à fin 2023 voire 2024. Nous savons que ce n'est pas la qualité de notre travail qui a fait pencher la balance, cela s'est joué sur la partie investissements. Autant sur Vanel, quand nous l'avons récupéré en 2014, nous l'avons complètement rénové. Mais sur Baudis, nous gérions ce bâtiment depuis 2001 et nous avions fléché, dans le cadre de la prochaine DSP, des investissements de développement. Ils ont proposé mieux que nous si on en croit le résultat de la consultation. Mais nous avons face à nous une SEM, qui n'est pas une société normale.
Cette situation ne risque-t-elle pas de créer une certaine concurrence supplémentaire entre Toulouse et Montpellier sur l'accueil d'événements ? Pour Toulouse Événements, filiale de GL Events, perdre cette complémentarité des lieux est certainement affaiblissant ?
Cette batterie de propositions, avec trois lieux aux capacités d'accueil complémentaires était beaucoup plus forte commercialement. Avec la commercialisation du MEETT, nous avons provoqué des retombées sur le centre de congrès Pierre Baudis. Désormais, même si nous allons travailler en bonne intelligence, nous serons surtout concurrents, c'est inévitable. Avec cette nouvelle répartition, nous serons moins forts et eux aussi. Ce qui se passe, c'est tout l'inverse des choix menés dans les autres destinations de France. Néanmoins, l'outil de développement de la destination Toulouse reste le MEETT.