Hélices toroïdales, système compacte de pile à combustible hydrogène, matériau composite recyclé... Le groupe d'ingénierie Ségula Technologies a dévoilé un concept de drones dans l'espoir de séduire des acteurs de ce secteur ou celui des VTOL. Le premier vol doit intervenir en 2025.Le marché du drone ne cesse d'attirer les regards, les esprits et donc de nouveaux acteurs. Au dernier Salon du Bourget, c'est le groupe d'ingénierie Ségula Technologies qui s'est joint à la partie en y dévoilant un drone « éco-responsable » selon l'entité. À contrario de Tidav, Delair ou H3 Dynamics, qui développent et commercialisent ces engins sans pilote à bord, le groupe d'ingénierie ne souhaite pas développer en série ce drone imaginé avec une envergure de deux mètres sur deux.
« Notre volonté est de développer un drone davantage dans un rôle de démonstrateur pour présenter notre capacité d'innovation à nos prospects et pourquoi pas séduire des nouveaux acteurs du marché du drone voire des VTOL », explique Mickaël Pagnier, le directeur de la division commerciale dédiée à l'aéronautique chez Ségula Technologies.
Pour l'instant, il n'est qu'une maquette fraîchement sortie d'un bureau d'études et le groupe mondial vise un premier vol en 2025. Au-delà du calendrier, c'est bien les technologies prévues pour le faire voler qui vont compter. « Avec ce projet particulièrement, nous avons vocation à démontrer notre capacité à dépasser des barrières technologiques », ajoute-t-il.
Réduire le bruit des drones
Segula Technologies compte ainsi doter son drone d'une autonomie de cinq heures en s'appuyant sur une pile à combustible à hydrogène liquide. « Le challenge sur ce point est donner un maximum d'autonomie et de puissance au drone dans un petit espace. Nos équipes vont donc travailler sur la compacité du système hydrogène sur lequel de nombreux acteurs de l'industrie aéronautique planchent déjà », commente Mickaël Pagnier. C'est notamment l'un des défis d'un consortium toulousain qui prépare un drone à hydrogène liquide pour traverser l'Atlantique. Les enjeux sont identiques dans les rangs de Destinus, qui veut commercialiser à terme un avion hypersonique à hydrogène liquide.