LA TRIBUNE - Gérant de S Groupe (solutions techniques et d'ingénierie pour les concerts et l'événementiel, basé à Méjannes-les-Alès) et jusqu'à présent, président de Leader Alès, vous avez été élu 1er juin dernier à la présidence de Leader Occitanie*, 200 adhérents en région. Dans quel état d'esprit abordez-vous cette rentrée ?
Alexandre COULET - Je ne suis plus président de Leader Alès, et des élections auront lieu en octobre... Le climat des affaires est marqué par l'incertitude sur l'avenir, avec des marchés assez saccadés et une zone de turbulence que l'on traîne depuis le Covid. Le chef d'entreprise est dans le brouillard... Il y a du travail mais les marchés s'effondrent rapidement notamment en raison du coût de l'énergie ou de l'inflation.
Dans cette zone de turbulence, en quoi un réseau comme Leader Occitanie peut-il venir soutenir les dirigeants ? En quoi sa philosophie et son fonctionnement en « grappes » sont-ils importants ?
Aujourd'hui, Leader Occitanie, c'est neuf « grappes territoriales » (Alès, Gard, Montpellier, Tarn, Aveyron, Nîmes, Toulouse et Maroc, NDLR), et c'est très important en termes de représentativité. C'est là tout l'intérêt du réseau Leader pour faire un travail de terrain auprès des entreprises. Aujourd'hui, les bases de Leader sont solides, il y a un vivier, un bureau actif, et nous voulons continuer à nous développer dans les bassins régionaux où nous ne sommes pas encore présents : nous regardons notamment du côté des Pyrénées-Orientales ou de la Lozère... Leader se veut un réseau d'influence, avec l'ambition d'apporter du soutien aux entrepreneurs dans les périodes compliquées comme aujourd'hui où tout est freiné par l'inflation, l'augmentation des coûts de l'énergie, les marchés internationaux tendus, doublées d'enjeux de décarbonation, de RSE ou d'emplois. Les « grappes » sont très connectées entre elles malgré la taille de la région et le réseau se veut facilitateur de liens, réseau de confiance.