Pas d'annonce officielle, seulement un tweet sur le compte du ministre des Armées français, Sébastien Lecornu. « Exemple concret de l'engagement de la France au sein de l'Ukraine avec Delair et son PDG : plus de 150 drones sélectionnés par l'Ukraine et financés par la France (...) C'est concret pour notre industrie et c'est concret pour l'Ukraine ! ». C'est tout de même la première fois que la France expose son savoir-faire en matière de drones spécialement pour cette guerre en Ukraine.
Selon le dirigeant, l'expression du besoin de ces drones a été reçue en juin dernier, et à cette période la direction de Delair a d'ailleurs rencontré plusieurs dirigeants de l'armée française au salon du Bourget à Paris. « La commande a été passée en juillet et nous avons livré partiellement à la fin du mois d'août. Désormais, cela se fera au fil de l'eau », précise Bastien Mancini.
Jusqu'à présent, la guerre en Ukraine a mis en avant le savoir-faire d'autres pays. Il a beaucoup été question des drones turques Bayraktar TB2. Les drones kamikazes iraniens Shahed-136, fournis à la Russie, ont été mis en lumière à de multiples reprises. L'Angleterre apporte également quelques drones aux forces ukrainiennes, tout comme les États-Unis qui, eux, s'approvisionnent en partie auprès du Français Parrot avant de les livrer en Ukraine. Quant à Delair, l'entreprise basée à Toulouse connaissait déjà ce théâtre opérationnel.