Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, était en déplacement à Montpellier ce 29 septembre pour s’exprimer devant les experts-comptables réunis pour leur 78e congrès national. Attendu sur différents sujets, notamment le déploiement de la facturation électronique, le ministre semble avoir rassuré les professionnels du chiffre.Elle est arrivé au 78e congrès des experts-comptables avec « une liste de courses » à présenter au ministre de l'Economie et des Finances, qui était attendu, ce vendredi 29 septembre à Montpellier, pour s'adresser à la profession du chiffre. A l'issue du discours de Bruno Le Maire, Cécile de Saint-Michel, la présidente du Conseil national de l'ordre des experts-comptables, a fait le plein de bonnes nouvelles : « Il a répondu oui à tout ce que j'ai demandé, je ne peux être que satisfaite ».
Durant les trois jours de ce congrès, qui a accueilli quelque 7.450 professionnels au parc des expositions de la capitale languedocienne, plusieurs sujets ont été débattus et le ministre a levé les interrogations sur plusieurs d'entre eux.
« Ne pas revivre un second guichet unique »
A commencer par la future sacro-sainte facturation électronique, nouvelle échéance pour les entreprises. Initialement, les TPE-PME devaient être en mesure de recevoir des factures au format électronique de la part de grands groupes à partir du 1er juillet 2024, et elles devaient elles-mêmes émettre leurs factures au format électronique à partir du 1er janvier 2026. Mais fin juillet, le gouvernement avait annoncé le report de son entrée en vigueur, sine die.
« Ce report a suscité une certaine déception mais nous partageons la volonté de ne pas revivre un second "guichet unique" (en référence au fiasco de la mise en œuvre de ce guichet unique au 1er janvier 2023, NDLR),a déclaré Cécile de Saint-Michel avant la prise de parole de Bruno Le Maire.Mais la profession est prête : les trois-quarts des experts-comptablessont prêts ou en cours et plus des deux-tiers ont déjà mis en place des formations pour leurs collaborateurs. Le report annoncé ne doit pas provoquer une démobilisation des entreprises, ni être perçu uniquement comme une réforme fiscale pour lutter contre la fraude à la TVA. Elle doit être perçue comme un outil de pilotage en temps réel. Je vous demande officiellement de nous aider à poursuivre le déploiement de cette réforme en favorisant son déploiement sur la base du volontariat. »
« Nous aurons maté définitivement l'inflation en 2024 »
Après quelques propos flatteurs à l'égard de la profession - « sans les experts-comptables, les entreprises n'auraient pas résisté à la crise » -, le ministre s'est d'abord voulu rassurant sur la conjoncture. Deux jours après la présentation du projet de loi de finances 2024, Bruno Le Maire promet que « nous allons revenir à une situation économique plus normale, même si la crise inflationniste est encore là, nous sommes dans la bonne direction ». Concédant que « ça reste très difficile pour des millions de nos compatriotes qui s'inquiètent pour leur avenir, et pour les entreprises qui disent que les prix et les matières premières restent trop élevés », il assure que « nous aurons maté définitivement l'inflation en 2024 et nous pourrons alors revenir à une économie plus apaisée avec de la croissance et de la création d'emplois ».