Dans un mois de mai miné par les ponts, le gouvernement a décidé de convoquer la filière automobile ce lundi matin, à Bercy, pour évoquer la structuration de cette industrie qui tente de retrouver sa gloire d'antan en France avec la mobilité électrique. Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Catherine Vautrin, la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, et Roland Lescure, ministre délégué chargé de l'Industrie et de l'Energie, ont ainsi abordé avec les acteurs de l'industrie automobile les contours du contrat stratégique 2023-2027, « qui définit les engagements mutuels de l'Etat et de la filière pour produire en France les véhicules électriques de demain » explique Bercy.
Plusieurs centaines de kilomètres plus au sud, ce rendez-vous était attendu avec impatience en région toulousaine, et plus particulièrement dans l'Ariège. « La révolution des constructeurs s'est faite sur le dos de fournisseurs comme nous. Ils sont tellement tournés dans l'ultra compétition au point qu'il y a un dumping permanent sur les prix », peste Rémi Dutrenois, HR Manager pour Sage Automotive Interiors. Conscient des tensions tarifaires au sein de l'industrie automobile, le gouvernement pourrait intervenir à l'avenir en cadrant les négociations entre constructeurs et sous-traitants.