Pharmaceutique : pourquoi la pépite GTP Bioways passe sous giron italien

Pierrick Merlet
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La PME toulousaine GTP Bioways, acteur innovant du secteur pharmaceutique, n'est plus indépendante.
GTP Bioways

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La PME toulousaine GTP Bioways, acteur innovant du secteur pharmaceutique, n'est plus indépendante.
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Si des communications précipitées ont pu laisser penser l'inverse, le closing de l'opération a eu lieu il y a seulement moins de 48 heures. La jeune société toulousaine GTP Bioways et ses quatre sites, évoluant dans le domaine de la pharmaceutique, sont désormais la propriété d'un grand groupe italien.
Malgré cette opération de rachat, le comité de direction qui compose l'entreprise française est tout de même conservé. Alain Sainsot - qui est désormais seulement directeur général de la PME toulousaine installée non loin de l'Oncopole, mais aussi seul actionnaire minoritaire - opérera sous la présidence du groupe italien Olon. Cette société familiale, basée à Milan, s'est également fait un nom ces dernières années dans le secteur pharmaceutique.
Le nouvel actionnaire a percé dans l'univers médical comme fournisseur mondial d'ingrédients actifs, notamment au travers de la production dans des volumes commerciaux de certains médicaments. Il est ainsi un CDMO, autrement dit un prestataire de services pour le monde pharmaceutique, à un stade bien plus avancé et mature que GTP Bioways. Cette dernière est aussi un CDMO, qui accompagne les acteurs de la recherche et les biotechs dans les phases de R&D et la production des premiers lots de médicaments, avant de passer le témoin à des acteurs industriels.
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Dernièrement, la PME toulousaine s'était démarquée en investissant une dizaine de millions d'euros dans deux lignes de production à Toulouse. La société est spécialisée dans la production de protéines recombinantes, c'est-à-dire produire une protéine particulière à partir d'une cellule ou d'une bactérie qui ne la contient pas. Si l'entreprise toulousaine dispose d'une ligne de production à partir de cellules mammifères, c'est bien celle à partir des cellules microbiennes qui attire, après un investissement de neuf millions d'euros, dont cinq millions apportés par le plan France 2030. Elle est même le seul CDMO français à détenir cette technologie dans le pays.
Pierrick Merlet