C'était il y a quelques jours à peine. En pleine période de sécheresse et de rationnement, Coca-Cola était accusé par la presse colombienne de capter de l'eau de source dans une municipalité proche de Bogotá. Une enquête administrative a été ouverte. Au Cap-Vert, rien de tout cela, promet Laura Grellet. Née à Montpellier, la jeune femme est directrice commerciale pour la société chargée de l'embouteillage du Coca-Cola dans le pays.
« On utilise uniquement de l'eau de mer désalinisée,assure la Française, âgée de 40 ans.La particularité ici, c'est qu'une grande partie de notre production est servie dans les hôtels, dans des machines où on mixe directement l'eau, le CO2 et le concentré de soda. Les gens se servent ensuite de verres retournables. »
Certes, ce système de désalinisation est gourmand en énergie mais dans un archipel aussi aride que le Cap-Vert, impossible de faire autrement, sauf à se faire livrer l'eau par bateau ou pipeline. La société produit l'équivalent de 8,2 millions de sodas (bag-in-box, plastique, verre retournable) chaque année. Elle utilise des fûts métalliques pour la bière locale qu'elle produit également.
Le pays ne compte que 500.000 habitants mais cette population triple chaque année avec les touristes, avec une haute saison qui s'étend de mi-octobre à fin avril, et Laura Grellet rappelle que « il y a beaucoup de vacanciers qui viennent des pays nordiques et d'Angleterre. Le Cap-Vert est connu pour être une destination "all inclusive" ».