C'est une entité industrielle qui ne cesse de se développer dans l'ombre depuis 1977. Basée dans le nord du Lot, MH Industries vient de boucler l'exercice comptable 2023 avec 38 millions d'euros de chiffres d'affaires, contre seulement 18 millions en 2019 et avant la crise sanitaire. Elle s'est seulement faite remarquer au cours de l'année 2022 en se positionnant sur le rachat potentiel de la fonderie aveyronnaise SAM, alors lâchée par le groupe Renault, son unique client.
Cette opération devait permettre à l'industriel lotois de doubler de taille mais l'échec de ce rachat lui a demandé de revoir ses plans, lui qui avait recruté plusieurs collaborateurs en vue de cette future croissance externe. Tout d'abord, MH Industries va investir deux millions dans sa fonderie Diace, le site historique et fondateur situé à Vayrac (Lot). « Nous avons aussi racheté une fonderie d'aluminium dans l'Aisne comme nous n'avons pas pu faire la SAM », commente Matthieu Hède.
Le rachat en mars dernier de la fonderie Fusiocast et ses 17 collaborateurs, déjà sauvée de la faillite en 2015, n'est que la dernière acquisition d'une longue liste entamée en 2015. Depuis cette date, le groupe - spécialisé dans la tôlerie, l'usinage, la fonderie et le traitement de surfaces - enchaîne les opérations de croissance externe.
MH Industries s'apprête à boucler l'année 2024 avec un total de sept sites industriels, répartis partout en France et un site en Espagne. Le maillage a débuté il y a 10 ans avec le rachat de TL 21 et de Fintech Industrie. Par la suite, le groupe lotois a mené quasiment une opération de croissance externe par an.