Après la liquidation judiciaire de fin novembre, pour les anciens salariés de la fonderie aveyronnaise SAM, l'arrêt du projet de reprise par MH Industries est un second licenciement selon eux. Installés sur le bassin de Viviez-Decazeville, la fonderie et ses quelque 300 salariés croyaient dur comme fer à ce projet industriel préparé depuis janvier, avec le soutien du conseil régional d'Occitanie. "Nous avons été sollicités à plusieurs reprises en fin d'année par la collectivité pour ré-industrialiser le site. En tant qu'entrepreneur, vous n'avez pas l'opportunité tous les jours de mener un tel projet", se remémore Matthieu Hède, le président de MH Industries. Mais la volonté de l'industriel lotois a été confrontée à des obstacles indépendants de sa motivation.
"Au début, je pensais sincèrement qu'un scénario de redémarrage sans Renault était possible. J'y allais avec l'intention de me passer d'eux. Finalement, les études ont dessiné rapidement deux scénarios : soit avec Renault et dans ce cas, l'amorçage du projet était possible sur le papier, ou bien sans eux mais nous nous sommes aperçus qu'il y avait pas de plan B sans Renault", raconte le dirigeant.