L'entrepreneur prend pour preuve plusieurs signaux faibles, lui qui produit des cartes électroniques et qui va jusqu'à l'intégration pour le produit final dans son usine installée à Castres (Tarn). Depuis plusieurs mois, il n'est pas rare que des clients de son portefeuille ou des prospects lui demandent un comparatif de prix avec des productions similaires en Asie.
En ce sens, l'entreprise tarnaise a investi quatre millions d'euros en 2020 dans une nouvelle usine pour se défaire de cette image de fournisseur électronique uniquement et enfiler le costume de partenaire industriel. « Nous sommes l'usine de beaucoup de clients », confie Fabrice Castes. Syselec est, par exemple, le sous-traitant numéro du Toulousain Anyos, qui commercialise des bornes de recharge évolutives pour véhicule électronique. Elle accompagne dans une démarche similaire la société tarnaise qui conçoit la lampe de bureau Polux, ou encore le fabricant occitan de robots agricoles autonomes Naïo Technologies.
Malgré cette approche cousue main auprès des acteurs régionaux et français en quête de fournisseurs en circuit court, Syselec n'échappe pas aux soubresauts du marché de l'électronique. L'entreprise tarnaise est aujourd'hui confrontée à un ralentissement d'activité.