La pénurie de semi-conducteurs et le quasi monopole de leur production en Asie ont lourdement ébranlé ces dernières années l'industrie automobile avec des conséquences sur de larges pans de l'économie mondiale. Pour regagner en souveraineté en matière d'électronique, Thales Alenia Space a ouvert depuis un an sur son site de Toulouse une ligne de production de petites séries de circuits intégrés.
Le géant européen du spatial s'est allié avec la PME
Synergie CAD PSC, spécialisée dans l'industrialisation et la production de puces électroniques et qui fait partie du groupe Synergie CAD, leader international dans le développement et la fabrication de cartes électroniques pour les gros fabricants mondiaux de la microélectronique.
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Ce partenariat entre notre petite société et un grand groupe comme Thales Alenia Space a vocation à favoriser la réindustrialisation en bâtissant à Toulouse une ligne européenne de référence dans le domaine de l'assemblage des puces électroniques complexes appelées communément System-in-package (Sip)»
, avance Philippe Laban, directeur de Synergie CAD.
Actuellement, la ligne de production commence à produire les premières cartes électroniques du nouveau best-seller de Thales Alenia, le satellite flexible Space Inspire qui lui a permis l'an passé de rafler la majeure partie du marché mondial des satellites de télécoms. « Thales Alenia Space dispose de la seule entité industrielle française capable de produire tous les équipements et sous-systèmes de charges utiles pour les satellites. Même nos compétiteurs d'Airbus Defence and Space n'ont pas un tel équipement », souligne Philippe Bondeau, directeur industriel électronique de TAS.