Agriculture : la FAO en renfort dans la lutte contre la chenille légionnaire en Afrique

chenille
DR

chenille
DR
A ce jour, seuls dix pays africains -principalement du Nord- sur 54 n'ont pas encore signalé d'infestation de chenille légionnaire d'automne (FAW), selon les données de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). C'est dire l'urgence de la situation. En renfort des mesures prises au niveau local par certains gouvernements, l'instance onusienne a lancé hier, vendredi 16 février, un guide complet afin de lutter efficacement et « de manière intégrée » contre le ravageur, annonce-t-elle par voie de communiqué.
Etabli avec la collaboration de plusieurs institutions spécialisées dont l'Institut international d'agriculture tropicale (IITA), le Centre international de physiologie et d'écologie des insectes (ICIPE) ou encore le Département américain de l'agriculture (USDA), le guide est surtout destiné aux petits agriculteurs, lesquels constituent un maillon important du secteur sur le continent et dont les cultures sont les plus vulnérables.
Le guide se décline en un ensemble de conseils applicables au quotidien pour entretenir la veille au niveau des champs, faire le bon choix des pesticides à utiliser... Une formation à la gestion durable de la chenille légionnaire d'automne sera également lancée à travers le Continent afin de mieux équiper les agriculteurs et le personnel agricole,
Le timing du lancement de ce guide n'est pas fortuit. La chenille légionnaire d'automne attaquant principalement les champs de maïs, la saison principale de culture de cette céréale est actuellement en cours en Afrique centrale et en Afrique de l'Est, les deux sous-régions les plus touchées par ce ravageur.
La propagation de cet insecte dans les champs céréaliers -le maïs en particulier- du Continent a été très rapide. Apparue pour la première fois en Angola en 2009, c'est seulement depuis 2016 que la chenille légionnaire d'automne s'est autant rependue, menaçant désormais la sécurité alimentaire de l'Afrique, le maïs étant un aliment de base dans de nombreux pays d'Afrique subsaharienne. Dans un pays comme le Gabon, les cultures de riz sont également concernées depuis début 2016. La FAO vient même d'y nouer avec le gouvernement un partenariat d'assistance dans le cadre de la stratégie nationale 2016-2023 pour le développement de l'agriculture visant l'autosuffisance alimentaire.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

À lire également
A des milliers de kilomètres de là, en Ouganda en avril 2017, les pertes occasionnées par la chenille légionnaire d'automne se chiffraient à plus de 193 milliards de dollars. Si le guide de la FAO couplé aux efforts des gouvernements contribue à mettre fin aux dégâts de ce ravageur, les Etats pourraient faire de grosses économies et donner à l'agriculture encore plus de moyens pour pleinement exploiter son potentiel.
Cameroun : comment le secteur privé appréhende la période électorale
Maroc : pour ses prochaines visées en Afrique, OCP recrute Hajar Alafifi, une experte venue d’Unilever
Octopus Energy lance son premier fonds dédié au continent africain
Automobile : Tesla concrétise son ambition commerciale au Maroc