• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises - La Tribune AfriqueAgriculture - La Tribune Afrique

Face à l'envolée des cours mondiaux, le Maghreb relance ses filières d'oléagineux

Marie-France Réveillard, envoyée spéciale à Tunis

Publié le 14 juin 2022 à 07:46 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 07:00

colza agriculture

Photo d'illustration

DR.

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 2

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 6

    Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
En mai dernier, Tunis accueillait les « Rencontres Maghreb Oléagineux » qui ont réuni les experts méditerranéens du secteur. Dans un contexte de flambée des cours des matières premières et de risque de pénurie, colza et tournesols s'imposent peu à peu comme des options durables dans les pays du Maghreb. Reportage de La Tribune Afrique en Tunisie où le pari de « l'or jaune » est relancé.

Sitôt arrivés dans le gouvernorat de Bizerte, des champs de blé s'étendent à perte de vue. « D'ici peu, les tournesols s'ouvriront sous le soleil de la Tunisie », lance dans un large sourire Aziz Bouhejba, qui ne lâche plus son micro des mains. Le président de l'association pour l'agriculture durable (APAD) accompagne ce jour-là des agriculteurs étrangers dans des exploitations de colza. Ils ont rendez-vous à Manzel Bourguiba avec Karim Tardi, un agriculteur de 42 ans identifié comme un pionnier de la culture du colza en Tunisie.

« J'ai commencé il y a presque 5 ans, après l'arrivée d'un parasite (l'orobanche), qui a détruit près de 90% de ma production de féverole », explique-t-il, devant sa moissonneuse batteuse John Deere. « Cette culture n'est pas facile, car elle demande une grande précision. On peut perdre jusqu'à 30% de sa production pendant la récolte. Les prix sont faibles et il faut des équipements adaptés. D'un autre côté, la rotation des cultures permet de meilleures récoltes de céréales l'année suivante », précise-t-il.

Les producteurs d'oléagineux français observent avec intérêt les pratiques locales. La Tunisie importe 98% de ses huiles végétales et pourrait bien devenir un relais de croissance, sur fond de crises successives. Episodes de stress climatique, pandémie de Covid-19 puis guerre en Ukraine ont été suivis par une flambée des prix des denrées agricoles et des intrants, sur le marché mondial.

Aujourd'hui, les Tunisiens font face à des pénuries de produits de base tels que la farine, le riz ou les huiles végétales et cherchent à tout prix, à renforcer leur sécurité alimentaire, dans une conjoncture volatile qui a poussé l'Union européenne (UE) à débloquer dans l'urgence, quelque 20 millions d'euros destinés à l'achat de céréales.

Le colza ou le nouvel or jaune de la Tunisie ?

« Jusqu'où ira l'onde de choc de la guerre en Ukraine ? »; s'interroge Mathieu Brun, le directeur scientifique de la fondation FARM. « L'agriculture est un secteur stratégique pour la stabilité des territoires et pour les relations internationales (...) Produire est une mission de paix et de stabilité », prévient-il. Le souvenir des révoltes de la faim n'est pas si lointain en terres tunisiennes.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

C'est justement pour réduire sa dépendance extérieure que la Tunisie se penche de nouveau sur la culture locale de colza (destinée à la production d'huiles végétales et de tourteaux pour les animaux d'élevage). Depuis 2014, le ministère tunisien de l'Agriculture et l'entreprise Carthage Grains ont relancé la culture de « l'or jaune ». Les superficies d'exploitation sont passées d'environ 500 hectares à près de 15.000 hectares entre 2014 et 2021. La récolte de la dernière campagne a permis de produire 7 600 tonnes d'huile et 10 200 tonnes de tourteaux.

La culture du colza présente un certain nombre d'avantages. Elle permet notamment d'optimiser les performances et la durabilité des exploitations céréalières, à travers un système de rotation des cultures. Selon l'APAD, les rendements d'une parcelle de blé après une culture de colza sont en moyenne 20 % supérieurs à ceux d'un blé après blé, avec des besoins en fertilisation azotée et phosphatée moins importants.

Les superficies restent modestes, mais à terme, la Tunisie ambitionne d'atteindre une surface cultivée de 150 000 hectares de colza, pour une récolte de 240 000 tonnes. Cet objectif permettrait de redistribuer dans l'économie, environ 580 millions de dinars correspondant à la baisse des importations de blé (45 millions de dinars), de tourteaux (235 millions de dinars) et d'huiles (300 millions de dinars), selon Carthage Grains.

Une mutualisation des expertises régionales

En trois ans, le programme Maghreb Oléagineux lancé par Terres Univia (l'interprofession française des huiles et protéines végétales) et cofinancé par l'Union européenne pour promouvoir les semences européennes dans les cultures de colza au Maroc et en Tunisie, et de tournesol au Maroc, a déjà formé 95 conseillers et organisé 163 field days qui ont bénéficié à plus de 3 000 agriculteurs tunisiens. 
Parallèlement, des rencontres ont vu le jour en 2019 pour favoriser de nouvelles synergies régionales.

Organisées par l'Institut national des grandes cultures (INGC), l'APAD, l'association de coopération française pour le développement à l'international des filières oléo-protéagineuses (Agropol) et cofinancées par l'Union européenne (UE), les « Rencontres Maghreb Oléagineux » ont rassemblé à Tunis, plusieurs dizaines de producteurs marocains, tunisiens, algériens et français du 16 au 18 mai derniers.

« Depuis quarante ans, la France a renforcé son autonomie protéinique et il nous semble important de partager notre expérience pour augmenter l'autonomie alimentaire des pays du Maghreb », déclarait Benjamin Lammert, vice-président de la  Fédération française des producteurs d'oléagineux (FOP), à cette occasion.

Tout comme au Maghreb, la production européenne d'oléagineux est historiquement déficitaire. Dans les années 1960, les Etats-Unis ont imposé une libéralisation du secteur des oléagineux en Europe où les importations ont été exonérées de droits de douane. En 1973, les Etats-Unis décrètent un embargo partiel sur les exportations de soja pour limiter la hausse des cours sur le marché intérieur. Prenant conscience de son hyper-dépendance, la Communauté économique européenne (CEE) se dote alors d'un « plan protéines » (1975) qui relance les productions oléo-protéagineuses.

Y voyant une similitude conjoncturelle avec l'actualité, l'interprofession française des oléagineux partage désormais son expérience avec ses homologues marocains, tunisiens et algériens. Pour Arnaud Rousseau, président de la FOP et président du Groupe Avril (près de 7 milliards d'euros de chiffres d'affaires en 2021, 7.500 collaborateurs dans 22 pays) « en ces temps d'approvisionnements contrariés,  le moment est important en termes de stratégie, pour atteindre une part de sécurité alimentaire au Maghreb »

Les défis du marché des oléagineux au Maghreb

« La reprise des oléagineux, nous l'avons déjà vécu ! En dix ans, on n'a pas réussi à faire ce qu'on faisait il y a 30 ans. Nous étions arrivés à 160 000 hectares de tournesol et aujourd'hui, nous boîtons péniblement pour atteindre 70.000 hectares », déplore Mohamed Saidi de la Fédération nationale interprofessionnelle des semences et plants (FNIS) du Maroc. Entre les « conditions climatiques qui ne permettent pas de stabiliser les cultures » et les « problèmes de rentabilité », pour lui « il n'y a pas 36 000 chemins, il faut une redistribution du soutien public ».

Il était jusqu'ici plus rentable d'importer les huiles et les tourteaux que de les produire localement, mais aujourd'hui, « la situation est différente et, quel que soit le coût de la production locale, il est largement plus intéressant que les cours mondiaux », analyse Mohamed Saidi. Le plan national marocain « Generation Green 2020-2030 » devrait justement relancer la production d'oléagineux dans le royaume chérifien qui ambitionne d'atteindre 30 000 hectares de colza et 50.000 hectares de tournesol d'ici 2030, pour couvrir 15% des besoins nationaux (contre 1,7% seulement en 2019).

Simultanément, l'Algérie remet « la filière des oléagineux sur des bases solides », explique Mohamed Haroun, le secrétaire général de Cirta Club Semence. En une année, les surfaces de production de colza sont passées de 3.000 hectares à 10 000 hectares, avec un objectif  fixé à 100 000 hectares. Le défi algérien repose désormais sur le renforcement des capacités, estime Mohamed Haroun.

En Tunisie, le problème se situe au niveau des volumes de production pour Maher Affes, le directeur général de Carthage Grains. « Nous avons fait l'expérience de quatre années d'apprentissage pour obtenir un produit de qualité et nous avons investi massivement. Le problème c'est que la production de colza n'occupe l'usine que quelques semaines par an. C'est insuffisant », souligne-t-il.

À lire également

  • Agro-industrie: une huile d’olive tunisienne élue « produit de l’année » en France
  • Tunisie : l'huile d'olive propulse le solde commercial au premier trimestre 2018
  • La Tunisie deuxième producteur mondial d'huile d'olive derrière l'Espagne
  • Huile d’olive : la Tunisie veut retrouver ses performances d’antan

« Il faut non seulement convaincre les agriculteurs de s'orienter vers la culture du colza, mais il faut aussi convaincre les pouvoirs publics d'inscrire les oléagineux dans leur plan national stratégique. Les investissements qui en découleraient permettraient d'exploiter des surfaces beaucoup plus importantes. Ils permettraient aussi de développer des semences adaptées » explique Guénaël Le Guilloux, le directeur général d'Agropol. Optimiste, il ajoute qu'il y a actuellement « une réelle prise de conscience en matière de sécurité alimentaire ». Un nouveau paradigme est-il possible ?

En 2024, les prochaines Rencontres Maghreb oléagineux prévues au Maroc seront l'occasion de mesurer le chemin parcouru.

Marie-France Réveillard, envoyée spéciale à Tunis

Sur le même sujet

Photo d'illustration

Cameroun : comment le secteur privé appréhende la période électorale

L’élection présidentielle du 12 octobre prochain au Cameroun suscite une certaine attention. Le secteur privé national doit composer avec un environnement des affaires « délétère », selon des acteurs économiques, alors que les prévisions tablaient sur une amélioration de la croissance cette année.

Premium
Entreprises - La Tribune Afrique
Hajar Alafifi, nouvelle Directrice générale d'OCP Africa.

Maroc : pour ses prochaines visées en Afrique, OCP recrute Hajar Alafifi, une experte venue d’Unilever

Nommée par le conseil d’administration du géant des phosphates, Hajar Alafifi prend les rênes d’OCP Africa au moment où le groupe entend donner une nouvelle impulsion à son développement sur le continent, notamment dans le domaine de l’agriculture.

Premium
Entreprises - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Octopus Energy lance son premier fonds dédié au continent africain

Chiffré initialement à 60 millions de dollars avec un objectif de 250 millions de dollars d’ici 2028, ce fonds vise à financer la production d’énergie propre et d’infrastructures dédiées à travers l’Afrique subsaharienne.

Premium
Entreprises - La Tribune Afrique
Automobile : Tesla concrétise son ambition commerciale au Maroc

Automobile : Tesla concrétise son ambition commerciale au Maroc

Après plusieurs autres géants mondiaux de l’automobile, le spécialiste des véhicules électriques, crée par Elon Musk, s’implante au Maroc.

Premium
Entreprises - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Aérien : Transavia se renforce sur l’axe Maroc-Europe

La filiale low-cost d’Air France lance une quatorze nouvelles lignes pour relier les principales villes marocaines à plusieurs villes françaises et européennes, dès cet hiver.

Premium
Transport / Logistique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Au Maroc, L’Oréal à fond dans sa stratégie de beauté responsable

Le leader mondial de la beauté accélère son programme pour le futur et décroche une certification pour son nouveau siège au Maroc, promettant d’innover continuellement.

Premium
Entreprises - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

RDC : entreprises dans l’incertitude, pressions sur l’Europe face au Rwanda… La crise inquiète

Après la prise de Goma par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, les entreprises dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) retiennent leur souffle. Décrivant une situation inédite que certaines d’entre elles ont réussi à fuir, les acteurs économiques espèrent un retour à la normale, alors que l’Union européenne et le football européen sont appelés à rompre leurs accords signés avec Kigali.

Premium
Entreprises - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

En Côte d’Ivoire, GL Events affiche son ambition sur le segment tourisme d'affaires

Le spécialiste tricolore de l’événementiel qui s’est arraché la gestion du Parc des Expositions, entend en faire une « référence majeure » dans la sous-région, notamment en matière de tourisme d’affaires.

Premium
Tourisme 
et Loisirs - La Tribune Afrique