Millésime Bio confirme son leadership international
Idelette Fritsch
Idelette Fritsch
Alors que la viticulture biologique se stabilise après un essor considérable sur dix ans positionnant en 2014 la France comme troisième producteur mondial de vins biologiques, Millésime Bio a réussi son changement stratégique d'échelle.
Pour les professionnels, c'est « le salon indicateur des tendances du marché, l'événement incontournable de mise en relation entre producteurs et prospects du monde entier », selon Jacques Frelin, de la société de négoce Terroirs Vivants et co-fondateur de Millésime Bio. Pour les vignerons, c'est « une formidable vitrine des vins bios français », les 600 français attendus cette année parmi 800 exposants représentant en volume et en surface 42 % du vignoble hexagonal. À leurs côtés, 13 nationalités seront présentes sur les stands (Néo-Zélande, Argentine, Slovénie, Hongrie, etc.), la France, l'Espagne et l'Italie constituant le trio de tête.
Avec une hausse de la fréquentation exponentielle entre 2009 et 2014 (+124 % portant le nombre d'exposants à 794, +507 % portant le nombre de visiteurs à 4250), la 22e édition ouvre ses portes à un panel toujours plus large d'acheteurs et de metteurs en marché : 4 500 professionnels sont attendus ces prochains jours, dont 20 % d'étrangers représentant vingt nationalités (Bénélux, Scandinavie, Allemagne, Amérique du Nord, Asie).
Tous les indicateurs sont donc au vert pour la filière des vins bio français, et le Languedoc-Roussillon est la première région à profiter de cette embellie.
Car le vin bio ne connaît pas la crise. Selon l'Agence Bio/OC (agence française pour la promotion de l'agriculture biologique), les surfaces cultivées ont triplé entre 2007 et 2012 portant le vignoble à 64 610 hectares de vignes certifiées et en conversion (soit 8,2 % du vignoble français).
Si la tendance est à la stabilisation, les conversions devraient se poursuivre en région, l'enveloppe budgétaire des fonds d'aide à la conversion (fonds FEADER) pour les cinq années à venir se portant à 64 M€ (39 M€ supportés par la Région, 25 M€ par l'État).
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Et de fait, un Français sur trois déclare désormais boire du vin bio selon une étude consommateur Ipsos/Sudvinbio. Et cette tendance ne devrait pas s'arrêter, la consommation enregistrant une hausse annuelle entre 2 et 3 %.
Idelette Fritsch
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