Réouverture partielle de l’abattoir d’Alès
Marie Corbel
Marie Corbel
La diffusion d'une vidéo de l'association L214 dénonçant les conditions d'hygiène et d'abattage des animaux au sein de l'établissement avait conduit Max Roustan, le maire d'Alès (Gard), le 14 octobre, à ordonner « la fermeture immédiate à titre conservatoire » de l'abattoir municipal de sa ville.
Deux mois plus tard, le 9 décembre, Max Roustan décide d'un redémarrage partiel de l'activité de l'abattoir. Une décision conforme aux engagements pris par l'ensemble des acteurs de la filière viande et des collectivités locales lors de la table ronde organisée à la sous-préfecture d'Alès le 13 novembre.
Entre ces deux périodes, le maire d'Alès avait diligenté une enquête administrative interne sur d'éventuels manquements aux normes d'abattage des animaux. Selon France Bleu Gard Lozère, « l'enquête sanitaire a pointé du doigt quelques dysfonctionnements qui sont désormais réglés. Et l'enquête judiciaire, elle, se poursuit ».
Un audit économique et financier est également en cours. Il devra intégrer les pertes entraînées par les deux mois de fermeture, à savoir environ 400 000 € selon France Bleu. Décidé à l'occasion de la table-ronde, cet examen a été mandaté par l'État dans la perspective d'une refonte stratégique de l'activité de l'abattoir.
Dans un premier temps, la reprise d'activité de l'établissement sera progressive, indique le préfet du Gard. Il s'agit d'un test de fonctionnement qui se déroule sous le contrôle d'un vétérinaire référent national des abattoirs. De plus, la filière équine est abandonnée.
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À plus long terme, un certain nombre de question restent en suspens.
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L'abattoir d'Alès traitait près de 5 000 tonnes de viande avant sa fermeture dont « seulement 1 000 tonnes étaient associées aux besoins locaux ». Dit autrement, la présence de clients opérant sur le marché de « la viande foraine » pouvait « déstabiliser l'abattoir ». « En régie municipale, cet établissement sert un territoire bien plus large que la commune d'Alès. C'est un point qui suscite des débats», résume l'agent administratif.
Marie Corbel
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