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Entreprises - La Tribune MontpellierAgroalimentaire - La Tribune Montpellier

La nouvelle version du salon Vinisud à l’épreuve des faits

Marie Corbel

Publié le 01 février 2017 à 15:29 - Mis à jour le 01 février 2017 à 16:27

Le Quotidien Numérique

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Désormais annualisée, l’édition 2017 de Vinisud a éprouvé sa nouvelle formule du 29 au 31 janvier, à Montpellier. Avec 20 775 visiteurs, l’objectif de fréquentation est atteint. Un bilan nuancé par l’absence de certains poids lourds viti-vinicoles et la mésentente avec le salon Millésime Bio. « Rien n’est encore définitif », confie l’organisateur du salon, Adhesion Group.

Présenté comme un « pari » ou un « défi », l'édition 2017 du salon Vinisud a fermé ses portes le 31 janvier sur un bilan a priori positif puisque 20 775 visiteurs ont foulé les allées du Parc des expositions de Montpellier à la rencontre de plus de 900 exposants, producteurs et négociants de vins méditerranéens.

«Notre ambition était d'accueillir 20 000 visiteurs pour cette édition et ce pari est gagné, indique Ahmad Monhem, le directeur général d'Adhesion Group, la société organisatrice de l'événement. La présence des 6 673 visiteurs internationaux a notamment été remarquée. Plus de 400 d'entre eux avaient été sélectionnés par Adhésion Groupe et par Sud de France dans le cadre du Forum International d'Affaires (FIA) qui était organisé simultanément au Parc des expositions.»

L'enjeu de l'annualisation

Avec 31 867 visiteurs et 1 650 exposants en 2016, Adhesion Group avait revu ses objectifs à la baisse pour cette nouvelle édition qui inaugurait le passage du salon à un rythme annuel au lieu de son format historique bisannuel.

«Nous ne pouvions évidemment pas envisager d'avoir une fréquentation identique avec une périodicité différente», confie Ahmad Monhem.

Cette évolution avait soulevé des interrogations, voir des contestations, dans la filière viti-vinicole. D'autant plus, qu'elle s'était accompagnée d'une modification des dates du salon, débouchant sur une crise ouverte avec le salon Millésime Bio. Celui-ci avait alors annoncé son départ pour Marseille pour se tenir à la même période que Vinisud, du 30 janvier au 1er février.

Présenté comme une condition de survie du salon, ce choix a occasionné d'importants investissements pour assurer un taux de participation satisfaisant. Résultat: l'exercice se faisait à perte (environ 500 000 € ou 600 000 €).

Les présents...

Pour ceux qui avaient fait le choix d'exposer à Montpellier, la baisse de fréquentation avait un atout : un ratio acheteurs/producteurs à l'avantage de ces derniers.

«Nous sommes très contents, indique Virgile Joly, du domaine éponyme, à Saint-Saturnin (34). Le nombre de visites sur le stand a diminué mais les contacts établis se concrétisent bien plus. Il y a un réel gain d'efficacité que nous n'avons pas sur le salon ProWein, en Allemagne, par exemple. Il y a un avenir pour ces salons régionaux à taille humaine.»

Dans les allées moins remplies qu'à l'accoutumé, de nombreux exposants ont fait le choix de « réduire la voilure » pour cette édition de Vinisud. Question de coût et de logistique car, pour certains, il fallait se dupliquer entre Montpellier et Marseille. Idem du côté des acheteurs.

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«La mésentente entre Vinisud et Millésime Bio a réduit de moitié la part du gâteau, explique un négociant. C'est compliqué pour nous. On s'est posé la question de notre participation jusqu'à la dernière minute. On ne regrette pas mais nous avons dû aller chercher des clients à Marseille.»

... et les absents

Certains n'ont pas fait ce choix. L'absence des groupes Advini (34), Castel (33), Marie Brizard (94), la société des Vignobles Bonfils (34), ou encore le groupe coopératif Vinadeis n'est pas passée inaperçue.

«Nous avons fait le choix de participer à Millésime Bio, indique Vinadeis. Nous n'étions pas d'accord sur le principe de l'annualisation. C'est compliqué de faire ce salon une année où se déroule également Vinexpo.»

À lire également

  • Le salon Vinisud à quitte ou double
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La plupart de ces « absents » avaient pourtant donné leur accord de principe, note la direction du salon. Certains, comme la société Marie Brizard, étaient même inscrits jusqu'en décembre. Mais, pour Ahmad Monhem, pas de doute, « Advini et Vinadeis seront présents l'année prochaine ».

L'édition 2018

L'édition 2018 sera « un retour à la normale » pour Ahmad Monhem. Elle correspondra au cycle bisannuel du salon.

«Nous aurons 1 500 exposants l'année prochaine, promet le directeur général d'Adhesion Group. La question de l'annualisation ne concerne pas l'édition 2018 mais celles des années impaires et en l'occurrence l'édition de 2019. Le bilan de Vinisud 2017 sera fait dans un peu plus d'un mois, à froid. Le conseil d'administration validera ou pas l'annualisation car cette année était un essai. Il faudra ensuite assumer.»

La question de l'entente avec Millésime Bio se pose également.

«Nous n'avons pas préciser les dates du prochain Vinisud pour cette raison, explique Ahmad Monhem. Nous souhaitons laisser une porte ouverte pour entamer des discussions avec les organisateurs de Millésime Bio. Les deux salons peuvent trouver des synergies en même temps, successivement ou en alternance. D'ailleurs, compte tenu de nos dimensions, une synergie est possible à Montpellier entre trois événements, en incluant le FIA.»

Marie Corbel

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