Au MIN de Montpellier, « l’important est de maintenir l’activité »

Le MIN de Montpellier s'attache à maintenir l'activité de distribution des productions agricoles du territoire.
Montpellier Méditerranée Métropole

Le MIN de Montpellier s'attache à maintenir l'activité de distribution des productions agricoles du territoire.
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Sur le Marché d'Intérêt National (MIN) de Montpellier, la crise sanitaire du Covid-19 affecte les flux habituels et la plate-forme de distribution des productions agricoles du territoire tourne au ralenti. Le site accueille 220 entreprises dont une centaine de producteurs mais aussi des grossistes, des transformateurs, des acheteurs ou des transporteurs. Soit 500 emplois directs.
Quatre départements s'approvisionnent sur le MIN de Montpellier - l'Hérault, le Gard, la Lozère et l'Aveyron - qui, en temps normal, assure la commercialisation de quelque 140 M€ de marchandises (alimentaires ou horticoles) chaque année, la moitié provenant du Sud de la France (essentiellement l'Occitanie, et un peu PACA). Tous les segments sont adressés : commerces alimentaires de proximité, grande distribution, restauration collective d'établissements de santé, d'Ehpad ou d'établissements scolaires, marchés alimentaires de plein vent.
Cet écosystème, plate-forme tournante de produits frais, est un maillon essentiel de la chaîne d'alimentation régionale, qui doit fonctionner à tout prix, malgré le mode dégradé imposé par la situation sanitaire.
Mais attention, tout n'est pas aussi simple. Notamment la question de l'écoulement des productions locales. Le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a appelé les enseignes de la grande distribution à s'approvisionner auprès des agriculteurs français, pénalisés par la fermeture des marchés alimentaires de plein vent.
Faut-il craindre des problèmes d'acheminement des produits ? Selon le dirigeant, non : « Avec 50 % des produits distribués qui sont issus de la production locale, on ne craint pas que chauffeurs se mettent en retrait car ces produits sont apportés par les producteurs eux-mêmes. D'ailleurs, on ne craint pas que ces petits producteurs, souvent des structures familiales qui ont des exploitations de 8 ha en moyenne, manquent de personnel. L'appel à de la main d'œuvre pour les champs concerne principalement la production de masse qui va surtout servir les gros volumes pour les centrales d'achat. Dans le pire des scenarii - auquel je ne crois pas - heureusement, on a ces entreprises familiales de proximité qui continuent de produire ».
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Pour l'heure, le MIN continue donc de tourner, et environ 30 à 35 % des salariés ont été mis en chômage partiel, notamment dans l'horticulture. Cet autre secteur d'activité très actif sur le MIN est en effet touché de plein fouet par la crise du Covid-19.
Globalement, hormis pour le secteur horticole, les entreprises du MIN ne sont pas encore menacées.
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