Foncier viticole : comment les coopératives préservent leur potentiel de production
Michèle Trévoux
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Aspheries
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C'est une inquiétude largement partagée au sein de la coopération viticole régionale. Confrontées au vieillissement de leurs adhérents et à l'érosion de leur vignoble, les caves tentent de sauvegarder les terres viticoles qui risquent de se perdre lors du départ à la retraite de leurs adhérents.
Du financement participatif à la création de société pour acheter du foncier, les moyens divergent mais l'objectif reste le même : préserver le patrimoine viticole menacé l'arrêt d'activité des coopérateurs les plus âgés.
La cave coopérative de Faugères, dans l'Hérault, a été une des premières à mettre en place une Société Coopérative d'Intérêt Collectif (SCIC) viticole. Créée en mai 2016, la SCIC Mas Olivier Vignoble Investissement compte aujourd'hui 350 actionnaires, engagés pour un montant total de 600 000 € de capital qui ont permis de constituer un vignoble de 60 ha.
Pour un montant de 1 000 € la part, les investisseurs, qui pour la moitié sont des habitants de la région, bénéficient d'une défiscalisation (initialement 18 %, aujourd'hui 25 %) et d'une dotation annuelle de 12 bouteilles ainsi que d'un tarif préférentiel au caveau.
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La coopérative Castelbarry à Montpeyroux (34), a, quant à elle, créé un Groupement Foncier Viticole (GFV) pour acquérir le Domaine des songes, un vignoble de 6 ha avec un petit mas, qui était à la vente sur un site emblématique à l'entrée du village.
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Michèle Trévoux