Le Petit Béret, leader de la vinification sans alcool et biologique, diversifie ses activités. Après la bière sans alcool, lancée au printemps, Le Petit Béret veut développer une gamme de spiritueux sans alcool. La PME héraultaise veut acquérir quelques hectares de vignobles pour tester ses ambitions et créer un pôle d'oenotourisme. Un achat qui devrait se faire dans la région biterroise, où l’entreprise vient d’inaugurer son nouveau siège social.Chez Le Petit Béret, à Béziers (34), l'année 2020 a été plutôt propice, malgré la crise sanitaire. L'entreprise affiche 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, le double du résultat de 2019. Une performance possible grâce à une stratégie de commercialisation tournée vers le digital (20% des ventes) et une croissance des demandes à l'exportation.
"Nous vendons désormais dans 37 pays, avec des marchés importants en Asie, en Amérique du Nord et dans les pays scandinaves,détaille Fathi Benni, P-dg du Petit Béret.C'est aussi grâce à cette stratégie de distribution diversifiée que nous avons pu compenser les pertes liées à la fermeture des restaurants."`
Développer le sans alcool sur une terre agricole dédiée
Car les vins sans alcool et biologiques développés par l'entreprise sont inscrits au menu de plusieurs grandes tables, dont celle de Gilles Goujon dans l'Aude (3 étoiles Michelin), mais aussi dans des restaurants de Manhattan, Shanghai ou encore aux Émirats Arabes Unis. La reconnaissance d'un savoir-faire, fruit d'une R&D de quatre années autour de la vinification sans alcool.
Ce processus de fabrication unique est aujourd'hui au centre d'une politique de diversification vers la bière sans alcool, dont la gamme a été lancée au printemps dernier, mais aussi vers les spiritueux sans alcool que l'entreprise voudrait attaquer dès 2021.
"Je prospecte actuellement pour acquérir quelques hectares de vignes dans le biterrois afin de continuer notre travail de R&D autour des cépages et de l'impact du réchauffement climatique sur leur biodiversité,annonce Fathi Benni. Ce sera aussi notre zone d'expérimentation pour notre filière de céréales à bières et pour développer le compagnonnage des vignes avec les plantes et fleurs dans le but de créer notre gamme de spiritueux sans alcool."
L'oeno-santé, un oenotourisme d'un genre nouveau
Cette nouvelle terre agricole devrait aussi s'intégrer dans le projet de création d'un pôle touristique autour de la vinification sans alcool. Un oenotourisme d'un genre nouveau, qui pourrait venir satisfaire la curiosité des consommateurs de la marque, soucieux de profiter des plaisirs du vin sans pour autant consommer de l'alcool.