Le groupe bordelais Oeneo (coté en bourse, spécialisé dans le bouchage et l'élevage du vin) et ses filiales Diam Bouchage (à Céret dans les Pyrénées-Orientales, environ 280 salariés), Vivelys (à Villeneuve-lès-Maguelone, dans l'Hérault, 50 salariés) et Seguin Moreau (à Cognac, en Charente) est présent au SITEVI, salon international des équipements et savoir-faire pour les productions vigne-vin, olive et fruits-légumes, qui se tient du 30 novembre au 2 décembre à Montpellier.
LA TRIBUNE - Comment se porte l'activité du groupe Oeneo après cette période marquée par le Covid ?
DOMINIQUE TOURNEIX, directeur général du groupe Oeneo et de Diam Bouchage - Oeneo a affiché une belle santé sur le 1e semestre de notre exercice 2021-2022 (qui démarre en avril, NDLR) avec croissance de près de 21% et un chiffre d'affaires de 158,6 millions d'euros. Une croissance qui a été essentiellement tirée par la division "bouchage" (Diam Bouchage, à Céret, NDLR) qui affiche une forte croissance de 32% et de +21,3% par rapport au premier semestre avant crise, et un chiffre d'affaires de 111,8 millions d'euros (soit 1,3 milliard de bouchons en liège vendus, NDLR). Cette croissance est portée par un effet rattrapage de l'année 2020, très marquée par le Covid et une hausse des volumes vendus forte dans toutes les zones géographiques et sur toutes les gammes, ainsi que par des gains de parts de marché d'environ +11% par rapport à il y a deux ans... La division "élevage" (tonnellerie pour des vins de haut de gamme, NDLR), qui fait 20% de ses ventes en France, est plus stable, avec un chiffre d'affaires de 46,8 millions d'euros (+ 0,3%, NDLR). En 2020, en raison du Covid (avec la fermeture des frontières de nombreux pays et la fermeture administrative des cafés, hôtels et restaurants, les débouchés commerciaux du vin ont disparu et des millions d'hectolitres risquaient de rester dans les cuves, NDLR), on a autorisé les vignerons à distiller leur vin. Et en France comme aux États-Unis, il y a eu beaucoup de mauvais temps, donc des volumes historiquement bas en France et peu de vin à mettre en bouteille sur le segment haut de gamme. Les vignerons ont donc acheté moins de barriques. Alors que sur le bouchage, les professionnels tendent à sécuriser leurs approvisionnements car il y a encore des soucis logistiques. La demande est donc forte. Mais ça devrait se calmer au 2nd semestre... Le groupe Oeneo devrait terminer l'exercice 2021-2022 sur un chiffre d'affaires qui pourrait monter à plus de 300 millions d'euros (contre 290 millions d'euros en 2019-2020 et 273 millions d'euros en 2020-2021, NDLR).