Mais que se passe-t-il au sein des interprofessions viticoles de la région Occitanie ? Alors que la viticulture traverse une crise majeure, le Conseil Interprofessionnel des Vins du Languedoc (CIVL), interprofession des AOP et IGP du Languedoc, et le Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon (CIVR), son équivalent en Roussillon, sont secoués par des vents contestataires...
Depuis le 1er janvier 2024, les AOP Corbières et Fitou ont claqué la porte du CIVL, comme l'avait fait trois ans plus tôt l'appellation Minervois. Ce nouveau départ prive l'interprofession languedocienne de son plus gros contributeur budgétaire : avec 280.000 hectolitres revendiqués en AOP Corbières (en moyenne quinquennale), l'appellation audoise représente un quart des volumes des AOP du Languedoc.
Les AOC sécessionnistes invoquent la volonté de reprendre en main leur communication : « En quittant le CIVL, nous avons pu fortement augmenter notre budget communication, sans qu'il en coûte un centime de plus à nos producteurs. Sur la récolte 2023, ils paient une cotisation de 6,35 euros/hl au syndicat, dont 3 euros pour alimenter notre budget communication, alors que nous disposions seulement de 0,5 euros/hl lorsque nous étions engagés au CIVL », souligne Philippe Coste.