La Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées redoute une baisse de ses revenus dès 2016

Sophie Arutunian

Sophie Arutunian
Malgré la faible performance de l'économie française en 2014, la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées affiche un produit net bancaire de 373 millions d'euros, en faible augmentation de 0,8 %, et un résultat net de 75 millions d'euros, en progression de 14,7 %. "C'est une bonne année", affirme le président du directoire de la banque Pierre Carli, qui relève pourtant quelques indices inquiétants :
Ce qui inquiète le plus Pierre Carli, ce sont les faibles taux d'intérêts pratiqués sur les crédits, et l'impossibilité de se refinancer à des taux bas sur les marchés financiers :
Le président du directoire de la banque le reconnaît, "en termes de rentabilité, l'année 2014 n'est pas terrible. Nous devrions maintenir notre activité en 2015, mais si les taux restent aussi bas, je m'inquiète pour 2016 et 2017."
Bon point à relever cependant, le coût du risque (les prêts non remboursés) reste très bas (- 21,1 millions d'euros, soit - 3,7 % par rapport à 2013) : "Nous sommes plus bas que la Société Générale, BNP Parisbas ou le Crédit Agricole."
Afin de s'"adapter à la démographie des territoires et aux usages des clients", la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées poursuit sa stratégie digitale. 440 000 clients sont abonnés à son site internet.
Parallèlement, la banque a fermé trois agences en 2014 (dans le Lot et l'Aveyron) et prépare des regroupements d'agences sur Toulouse et sa première couronne. "Quand on voit qu'il y a 5 agences entre l'avenue du Languedoc à Toulouse (le siège) et Ramonville, on peut envisager des regroupements d'agences. Mais cela ne nous fera pas forcément faire des économies, car il faudra trouver un local avec un emplacement parfait, ce qui coûte cher", explique Pierre Carli.
La Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées a fait partie l'été dernier du consortium qui s'était porté candidat au rachat des parts de l'État dans le dossier de la privatisation de l'aéroport Toulouse-Blagnac. Finalement, l'opérateur allemand Ofi InfraVia, porteur de la candidature, a renoncé, et aucune offre n'a été déposée.
"Nous n'aurions pas gagné de toute façon. L'offre des Chinois était bien trop élevée", complète-t-il.
Néanmoins, Pierre Carli affirme qu'il est toujours motivé pour aider les collectivités à racheter les 16 % qui devraient être rétrocédés par les Chinois du consortium Symbiose (vainqueur de l'appel d'offres). "L'histoire n'est pas terminée. Nous sommes prêts à trouver un accord pour un partenariat avec les collectivités."
Par ailleurs, le directeur de la banque a annoncé que la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées serait candidate, au sein d'un consortium mené par "un acteur d'envergure nationale" pour l'appel d'offres lancé par la Mairie de Toulouse pour la gestion des parkings du centre-ville.
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12 directions générales
225 agences
1 713 collaborateurs
8 centres d'affaires
PNB : 373 M€ en 2014
Résultat net : 75 M€ en 2014
149 970 sociétaires
Sophie Arutunian